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Après le scandale de Prism, il faut l’admettre : l’internaute ignore qu’il se flique tout seul. Du moins, il laisse les sites le fliquer sans vraiment qu’il en ait conscience.
Pour montrer la vitesse de circulation des informations et le flicage qui en résulte, deux outils utilisables sur Mozilla Firefox, vous savez le navigateur qui a été jadis à la mode avant d’être détroné par des personnes ne voyant que la vitesse et donc que par Chrom(ium)e au final.

C’est l’extension Ghostery, qui liste les trackers déposés par les sites à l’insu de l’internaute et l’outil développé par la Fondation Mozilla, Collusion, qui permet de voir la vitesse de propagation et le partage des informations. Et inutile de le préciser, j’utilise AdBlock Edge pour ne pas être envahi par le viol rétinien qu’est la publicité.
J’ai voulu me livrer à une petite expérience intéressante pour savoir le nombre de trackers publicitaires ou de statistiques je pouvais récolter en surfant sur quelques gros sites. Pour chaque site visité, je vois la propagation de l’information.
J’ai donc visité, en partant de la page about:home de mon Mozilla Firefox compilé maison de ce matin, ( Mozilla/5.0 (X11; Linux x86_64; rv:24.0) Gecko/20130617 Firefox/24.0), les sites suivants :
  • Numerama
  • Clubic
  • Korben
  • Nikopik
  • MacGeneration
  • LinuxFr
  • France 5
  • Distrowatch
  • Le Blog de Cyrille Borne
  • Google +
La vidéo est suffisamment claire, raison pour laquelle je n’ai rajouté aucun commentaires écrits dessus. Clubic annonce 11 ou 13 trackers, Manuel Dorne 8 ou 9. Et la moitié des trackers sont publicitaires. Autant dire que pour simplifier la vie de l’utilisateur en lui proposant d’utiliser son compte FaceBook ou Disqus ou Google, on finit par le fliquer sans qu’il s’en aperçoive. Et on finit par se faire du fric sur le dos de l’internaute.
Maintenant, vous comprendrez pourquoi en plus d’un bloqueur de publicité, utiliser un outil comme ghostery est indispensable pour préserver ce qu’il reste de vie privée à l’utilisateur. Après, c’est vous qui voyez !
FREDERIC.BEZIES
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Avec une note très moyenne sur Rotten Tomatoes, Man of Steel reçoit des critiques mitigées par la critique anglo-saxonne.
Le très attendu Man of Steel sort ce week-end en Amérique du Nord et visiblement, il n’a pas convaincu toute la presse anglosaxone qui reste plutôt mitigée sur le film de Zach Snyder. « Un film sans joie. Un prologue trop long, sur-utilisation de CGI, pas d’alchimie entre Adams et Cavill dont les interactions ont un humour de mauvaise sitcom et des scènes de batailles qui ne semblent jamais en finir et qui se ressemblent toutes », liste Chris Nashwaty d’Entertainment Weekly comme principaux défauts du film.
Eric Kohn, d’IndieWire, regrette aussi le manque d’humour « Man of Steel se prend très au sérieux avec un Superman qui ne sourit presque jamais ». Scott Foundas pour Variety est encore plus dur : « Comme son personnage principal, tout le film de Snyder semble effrayé de sortir ne serait-ce qu’un sourire. Disparus les moments plus légers où Clark Kent utilise ses pouvoirs pour des événements pas catastrophiques mais qui lui permettent de s’humaniser, mais aussi la forteresse de solitude, Clark au Daily Planet et il n’y qu’une légère mention de la kryptonite. Que ce soit dans la réalisation et la CGI, la photographie, la musique et la noirceur du film, Man of Steel en fait trop ».

A Manohla Dargis du New York Times de se moquer du réalisateur « Certains pourraient se demander pourquoi personne n’a tapé sur la tête de Snyder pour lui rappeler qu’il accouchait d’une franchise de super-héros, et non d’un remake de la fin des temps. » Et si ce critique considère que Snyder a su gérer son film pour la majorité, il regrette aussi la longue séquence finale avec trop d’effets créés par ordinateur et une sous-utilisation des personnages secondaires.
Cependant, pour Charlie Schmidlin de ThePlaylist ce qui sauve le film est le voyage initiatique de Clark pour devenir Superman et le jeu de Cavill : « L’acteur britannique projete une lassitude résignée à l’idée des pouvoirs de son personnage. Et il nous permet de voir une nouveauté bienvenue : Superman pense ! Ensemble, Snyder et Goyer ont réussi à humaniser une icône. »

Chris Sawin de The Examiner est beaucoup plus positif sur l’action «  La dernière heure de Man of Steel vous entraîne simplement dans la poussière jusqu’au générique de fin. Votre chair de poule aura la chair de poule, c’est extraordinaire ». Contrairement aux autres critiques, Alonso Durade pour The Wrap a apprécié l’introspection plutôt dramatique du personnage « Pour la majorité du film, ça marche. Nous n’avions jamais vu au cinéma Clark adolescent gérer la découverte déconcertante de ses pouvoirs, et du fait qu’il soit différent des autres », écrit-it. Jordan Hoffman de Screenrush est particulièrement enthousiaste : « Parmi les plus grands triomphes de Man of Steel est l’ancrage de Superman dans la science-fiction. » De plus, selon lui, le film équilibre parfaitement le fanservice pour technogeek et « l’histoire d’un poisson hors de l’eau qu’est ce garçon avec des pouvoirs qu’il ne comprend pas et ses parents aimant qui l’ont élevé . C’est LE film de 2013», s’extasie ce critique. Peter Travers du magazine Rolling Stones est plus modéré mais reste conquis : « Man of Steel a ses défauts, bien sûr, mais il n’y a aucun moyen de rester aveugles à ses merveilles ».
Crédits Images ©Warner Bros
Marine Glinel

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Quelques grands écosystèmes informationnels contrôlent aujourd’hui l’essentiel des interactions et des comportements connectés de la planète. Leurs noms : Google, Facebook, Apple, mais aussi Microsoft, Yahoo, Amazon et quelques autres. Ceux là mêmes qui nécessitaient, dans leur phase d’amorçage et de lancement, de se nourir d’externalités (import de nos contacts mail dans Facebook, indexation du web pour les moteurs, etc.) peuvent aujourd’hui se permettre de fonctionner quasiment en « circuit fermé ». C’est l’avènement des « jardins fermés » de Tim Berners Lee, d’un « internet des silos ».
A propos du 1er d’entre eux (Google), j’écrivais et expliquais en 2006 que sa stratégie se résumait à une formule d’inspiration pascalienne : « un écosystème dont le centre (la clé) est partout et la circonférence nulle part « .
Deux grands bouleversement sont depuis apparus : le virage du Cloud Computing, et celui des réseaux sociaux, manière d’instituer la primauté des « profils » par rapport aux « documents » dans la construction et la monétisation d’un capitalisme cognitif et linguistique pervertissant l’ensemble des logiques attentionnelles à l’oeuvre dans la navigation, la recherche, l’échange et le partage d’informations.

Les dernières annonces de Google laissent entrevoir une continuité dans cette logique de délimitation de silos sur la base d’écosystèmes dont la performativité augmentée leur permet de s’affranchir des dernières extériorités dont ils dépendent. Mais tout ça sera plus clair (enfin j’espère) avec quelques exemples

La nouvelle est étonnamment passée presque inaperçue mais elle apparaît pourtant comme capitale : Google offre désormais la possibilité de faire circuler de l’argent directement en pièce jointe à ses mails. En plus de disposer depuis quelques années de son propre moyen de paiement en ligne (Google Wallet, concurrent direct de Paypal), on peut maintenant réellement attacher de l’argent dans ses mails . La transaction s’effectue intégralement au sein de l’écosystème de Google. C’est l’aboutissement ou plutôt la « phase 2″ du capitalisme linguistique remarquablement expliqué par Frédéric Kaplan . Ce bouleversement est à mon avis l’une des raisons qui permet de comprendre pourquoi Google décide brutalement d’annoncer l’abandon de standards ouverts pour certaines partie de sa messagerie : silos dans les silos, banques et transactions financières liées s’accomodent mal d’ouverture et de transparence.

Autre annonce repérée ici et en démonstration là, la mise en place « d’actions » (côté performatif donc) intégrées à la messagerie. L’idée est simple et redoutablement efficace : il s’agit de ramener l’essentiel des interactions (notamment marchandes) jusqu’ici « externes » au moteur à l’intérieur de la pièce maîtresse de son écosystème, c’est à dire Gmail (avec un lien de plus en plus fusionnel vers Google+). Donc tout ce que l’on faisait jusqu’ici, « à l’extérieur » mais « à partir d’un mail reçu » devient intégré et transparent : répondre à une invitation en l’inscrivant automatiquement dans notre agenda Google Calendar, noter ou laisser un avis sur un hôtel ou un restaurant, effectuer une réservation, mais aussi toutes les opérations d’enregistrement sur un vol aérien** (bagages, choix de la place), etc.
**Nous sommes aux Etats-Unis, et les requêtes de réservation de vol d’avion sur lignes intérieures occupent les premières places du carré magique des requêtes(« Shopping, Health, Travel, Local »)
Et comme l’argent est désormais une pièce jointe, je vous laisse imaginer la suite du/des scénario(s) ...

Clairement, la stratégie est donc de permettre d’assurer un certain nombre d’interactions liées au e-commerce directement depuis Gmail, sans « sortir » de l’écosystème Google et de sa galaxie de services. La raison de cette stratégie est très bien expliquée ici à partir du postulat selon lequel l’essentiel de la typologie actuelle des recherches concerne des requêtes transactionnelles . Or comme expliqué dans l’article de Wired , Google est loin d’être leader dans le secteur du e-commerce, loin derrière Amazon, dont une étude récente à montré une nouvelle fois la domination : « Americans were 10 times more likely to head to Amazon first versus Google to shop online. »
Et là vous me dites, « oui bé c’est normal, vu que Google n’a rien à vendre, c’est pas un supermarché culturel comme Amazon« . Et bé oui, mais non. Car pour maintenir son modèle économique (capture et monétisation de l’attention via sa régie publicitaire), Google ne peut pas se permettre de laisser échapper une énorme portion des requêtes transactionnelles au profit d’Amazon (ou d’un autre). A la manière d’Apple mais sur des bases différentes, il lui importe moins d’être vendeur que l’intermédiaire obligé et nécessaire entre l’acheteur et le vendeur, pour pouvoir établir un prélèvement sur les transactions effectuées, et définir les conditions dans lesquelles elles pourront l’être. Bref, « Google needs shopping to save search« .

Depuis que l’homme est un document comme les autres , depuis ce changement d’axe de rotation du web (qui ne tourne plus autour des « documents » – graphe des pages web – mais des « individus » – graphe des profils, cf diapo 19 ), la logique de Mc Luhan se trouve radicalement transformée. Ce n’est plus le « medium qui est le message » mais « le sujet / l’individu qui est le message. »
Rappel de la théorie de Mc Luhan :
« en réalité et en pratique, le vrai message, c’est le médium lui-même, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium sur l’individu ou sur la société dépendent du changement d’échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie. 
[...] En effet, le « message » d’un médium ou d’une technologie, c’est le changement d’échelle, de rythme ou de modèles qu’il provoque dans les affaires humaines. Le chemin de fer n’a pas apporté le mouvement, le transport, la roue ni la route aux hommes, mais il a accéléré et amplifié l’échelle des fonctions humaines existantes, créé de nouvelles formes de villes et de nouveaux modes de travail et de loisir. Et cela s’est produit partout où le chemin de fer a existé, que ce soit dans un milieu tropical ou polaire, indifféremment des marchandises qu’il transportait, c’est-à-dire indifféremment du contenu du médium « chemin de fer ». L’avion, lui, en accélérant le rythme du transport, tend à dissoudre la forme « ferroviaire » de la ville, de la politique et de la société, et ce, indifféremment de l’usage qui en est fait.« 
Vous aviez un médium, nous avions des « médias ». Nous avons désormais un message. Et ce message, c’est nous. Nous sommes le message. Et Mc Luhan se retourne dans sa tombe :
« en réalité et en pratique, le vrai message, c’est le médium lui-même nous-mêmes, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium individu sur l’individu ou sur la société le medium ou l’écosystème informationnel au sein duquel ou grâce auquel il interagit, dépendent du changement d’échelle que produit qu’autorise chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes croisement de nouveaux ensembles de données (Datasets), dans dont le sujet est notre vie.« 
Je répète sans le texte barré :
En réalité et en pratique, le vrai message, c’est nous-mêmes, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un individu sur le medium ou l’écosystème informationnel au sein duquel ou grâce auquel il interagit, dépendent du changement d’échelle qu’autorise chaque nouvelle technologie, chaque croisement de nouveaux ensembles de données (Datasets), dont le sujet est notre vie.
C’est là une mutation profonde qui prépare autant qu’elle permet d’expliciter l’hybridation croissante – la fusion progressive diront les transhumanistes et autres adeptes de la singularité – entre l’homme et la machine, des Google Glasses aux puces RFID et autres capteurs sous-cutanés.
Hier, les acteurs majeurs de l’économie de la production étaient focalisés sur le détournement ou le pervertissement de la théorie de Mc Luhan : comment optimiser le medium pour faire passer un message différent de celui qui semblait pourtant transmis ? Leur stratégie principale de détournement sera l’industrie du divertissement.
Aujourd’hui, ce qui préoccupe les grands acteurs de l’économie de l’attention, c’est la manière dont des motifs récurrents (patterns) peuvent être extraits d’un ensemble disparate de singularités (d’indvidus), placés au coeur de l’écosystème informationnel et non à sa sortie ou à sa périphérie, pour optimiser la capacité de satisfaction immédiate que ledit système (le medium) peut apporter auxdits individus sous forme de récompense cognitive, aliénant ainsi leur attention tout en lui assignant un coût cognitif quasiment nul.
« On retrouve dans cette généalogie de la technique les problèmes évoqués précédemment, c’est-à-dire la recherche des origines pour légitimer l’émergence de nouveaux repères et critères de pertinence. Prenons par exemple la lecture industrielle, c’est-à-dire tous les moteurs ou algorithmes de recommandation et de suggestion édifiée pour nous guider vers des choix de plus en plus pertinents. Ces outils relèvent également de l’impertinence, car dans leurs suggestions, se glissent très souvent un ou deux éléments qui sortent exprès de l’expectation. En effet, les algorithmes ont été modifiés de manière à suggérer des éléments qui surprennent l’internaute, ces éléments inattendus s’avérant souvent achetés ou consultés. » Milad Douehi. Sur l’humanisme numérique.
Veilleurs.info  
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La confédération a été contrainte d’obliger ses banques à "livrer des données sur le comportement de leurs clients" aux autorités américaines.

De notre correspondant à Genève, Ian Hamel
Le sénateur This Jenny, membre de l’Union démocratique du centre (UDC), le parti le plus à droite de l’échiquier politique helvétique, passe habituellement pour un matamore. Mercredi 12 juin, il a piteusement lâché : "Un président de parti a dit qu’accepter une telle loi revenait à baisser son froc. Eh bien moi, je suis prêt à le faire si l’existence de mon entreprise est en danger."

Par 24 voix contre 15, et deux abstentions, le Conseil des États (le Sénat) a accepté mercredi la "Lex USA", un diktat imposé par les États-Unis, qui contraint les banques suisses à collaborer avec le Département américain de la justice. En clair, il s’agit d’une loi urgente, d’une validité d’un an, qui permet aux banques suisses de ne pas respecter le secret bancaire, et d’envoyer des informations personnelles à l’étranger, sans respecter la protection des données.

Disparition de la plus vieille banque

En fait, Washington n’a pas laissé le choix à Berne : soit les banques suisses livrent les noms des fraudeurs américains et acceptent de payer de grosses amendes (on parle de plusieurs milliards), soit elles risquent tout simplement d’être rayées de la carte. Ce n’est pas une parole en l’air, La banque Wegelin & Co, le plus vieil établissement suisse de gestion de fortune, y a laissé sa peau en début d’année.

 Lire la suite.

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PARIS (Reuters) – La Commission européenne a, pour une fois, trouvé grâce mercredi aux yeux d’Arnaud Montebourg, qui a salué ses propositions pour enrayer la désindustrialisation du Vieux Continent après des années de laisser-faire qui l’ont selon lui laminé.

Le ministre du Redressement productif s’exprimait après avoir rencontré à Paris le commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani, qui a présenté mardi un plan d’action pour sauver l’acier européen menacé par la concurrence mondiale.
« Il y a une prise de conscience », a dit Arnaud Montebourg lors d’une conférence de presse conjointe. « Nous voyons que la politique industrielle existe en Europe. »
Le « troisième homme » de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, a estimé qu’il restait beaucoup de travail à faire pour corriger une construction européenne qui a selon lui laissé son industrie face à une concurrence déloyale sans réagir.
« Les seuls qui ont les frontières à 100% ouvertes, ce sont les Européens, les naïfs du village mondial », a dit Arnaud Montebourg, très critique envers une Commission européenne qui a empêché la création de champions industriels au nom d’une notion « obsolète » de la concurrence qui privilégie le consommateur.
« Le moment est venu de protéger nos intérêts industriels », a-t-il ajouté en demandant que l’UE suive l’exemple américain lorsqu’il s’agit de lutter contre la concurrence inégale.
« Les Américains sanctionnent d’abord et discutent ensuite », alors que la procédure européenne, très longue, oblige la Commission à débattre avant, éventuellement, de sanctionner.
Les récentes initiatives de l’exécutif européen montrent toutefois que le temps de la naïveté pourrait être révolu, s’est-il réjoui aux côtés d’Antonio Tajani.
Ce dernier a récemment présenté une série de propositions qui visent à faire passer le poids de l’industrie dans le PIB européen de 15% actuellement à 20% en 2020.
RÉVISION DE LA POLITIQUE DE CONCURRENCE
Cela passe notamment par le plan d’action présenté mardi pour le secteur de l’acier, le premier depuis 1977.
Dans tous les domaines, la Commission affiche en outre une détermination nouvelle à utiliser les outils dont elle dispose, comme les droits antidumping, pour lutter contre la concurrence déloyale, notamment en provenance de Chine.
« On est en train de travailler pour défendre la compétitivité de nos entreprises », a dit Antonio Tajani. « Il y a des mesures protectionnistes dans certains pays du monde qui empêchent une concurrence loyale. »
L’exécutif européen l’a illustré début juin en imposant des droits antidumping contre les panneaux solaires chinois, même si l’Allemagne et le Royaume-Uni y étaient opposés, après l’avoir fait pour les céramiques ou les équipements de télécommunication.
La Commission étudie également la possibilité de porter plainte contre les droits de douane chinois sur les importations de tubes en acier inoxydable, a-t-il confirmé.
Plusieurs sources européennes avaient indiqué mardi que l’Union européenne envisageait de porter le dossier devant l’Organisation mondiale du commerce.
« On y travaille », a dit Antonio Tajani à Reuters. « Nous en sommes au début », a-t-il ajouté, promettant des annonces « dans les jours qui viennent. »
Antonio Tajani a rappelé qu’une révision de la politique européenne de concurrence était à l’étude, de même que l’introduction de plus de souplesse pour permettre aux Etats membres d’accorder des aides aux entreprises innovantes sans se faire condamner par la Commission.
Pour Arnaud Montebourg, il faut aller plus loin.
Les pays qui produisent des biens à bas prix grâce à des normes environnementales plus laxistes que celles existant en Europe doivent être frappés d’une « taxe carbone ».
Yves Clarisse, édité par Gilles Trequesser
BVOLTAIRE   
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Maintenant que nous en savons un peu plus sur les prochains jeux des deux constructeurs, nous pouvons nous amuser à dresser la liste des jeux exclusifs sur Xbox One et PS4 et les comparer.

Microsoft a annoncé 15 jeux exclusifs durant la première année de la Xbox One alors que Sony a annoncé 20 jeux de Sony Worldwide Studios pour la première année de la PS4. La bataille des chiffres est lancée.
N’hésitez pas à nous faire part d’autres exclusivités dans les commentaires, nous les ajouterons dans les camps respectifs.
Exclusivités Xbox One
  • Le nouveau Halo
  • Ryse : Son of Rome
  • Kinect Sports Rivals
  • Killer Instinct
  • Sunset Overdrive
  • Quantum Break
  • Titanfall
  • Dead Rising 3
  • D4
  • Below
  • Project Spark
  • Fantasia : Music Evolved
  • Le jeu de Black Tusk
  • Crimson Dragon
  • Forza Motorsport 5
  • LocoCycle
Exclusivités PS4
  • Killzone : Shadow Fall
  • Knack
  • DriveClub
  • Infamous : Second Son
  • The order
  • The Witness
  • Transistor
  • Octodad : Deadliest Catch
  • Secret Ponchos
  • Mercenary Kings
http://www.xboxygen.com     
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Aux Etats-Unis, le streaming est menacé par le projet de loi S.978 qui veut faire du streaming un crime. Et Justin Bieber n'entend pas se laisser faire, lui qui a bâti son succès avec des vidéos publiées sur Internet.
C’est une première. Justin Bieber sort un album de Noël se rebelle. La star de 17 ans s’est emportée récemment contre une proposition de loi, intégrée au Protect-IP Act.

Cinq ans de prison pour du streaming

Le projet de loi S.978 est d’une redoutable simplicité. Il propose de modifier la loi existante afin de faire du streaming un crime. Plus précisément, le fait de “streamer du contenu protégé” dans l’optique “d’en tirer un avantage commercial ou un gain financier personnel”, passerait du statut de délit à celui de crime, passible au maximum de cinq ans d’emprisonnement. En bons connaisseurs des usages en vogue, les législateurs américains ont prévu que tout contenu consulté plus de 10 fois sur une période de 180 jours tomberait sous le coup de la loi. Et c’est là que Justin Bieber entre en scène.
Le chanteur s’est en effet fait connaître en mettant en ligne des vidéos dans lesquels il interprète les tubes de ses idoles. Du contenu protégé, donc, et streamé plus de dix fois. Cette vidéo par exemple, d’un tout jeune Justin entouré de ses posters adolescents et interprétantWith You, de Chris Brown, a été vu plus de 36 millions de fois.

Les souffrances du jeune Bieber

Il est donc possible que le jeune Bieber se retrouve en prison. Plusieurs sites Internet se servent, en s’en moquant gentiment, de la figure de la jeune star pour donner de l’écho à leur combat contre la loi. Sur freebieber.org, on peut signer une pétition mais aussi envoyer ses vidéos ou ses montages photos.
En page d’accueil, on retrouve la fameuse intervention radiophonique, durant laquelle la célèbre frange de Justin laisse apparaître une mèche rebelle [en anglais].
Justin Bieber speaks out against S. 978 by Fightforthefuture
Quelle que soit la personne à l’origine de cette loi, il faut qu’elle soit enfermée.
C’est malheureusement ce que risquent toutes celles et ceux qui reprennent les morceaux de leur star préférée avant de les mettre en ligne. Et tout un pan de la culture du net qui risque de s’effondrer si cette loi est votée.

Retrouvez les articles du dossier :

Une tyrannie du droit d’auteur nommée Acta

L’empire Hollywood attaque Internet
Owni


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Apple vient de présenter iOS 7, dont la sortie est prévue cet automne.
Apple a annoncé hier la sortie l’automne prochain de la nouvelle version de son système d’exploitation pour iPhones et iPads : iOS 7. Les informations dévoilées ont confirmé les rumeurs qui circulaient : l’apparence du logiciel évoluera. Selon les premières images, on verra un design plus « plat » qui correspond aux récentes évolutions de l’iPhone avec l’iPhone 5. On aura droit à une nouvelle typographie et à un effet de transparence.

Ceux qui ont une application pour les lampes torches n’auront plus besoin d’en télécharger une puisqu’elle sera désormais incluse. Le menu donnera directement accès à la lampe torche, à la musique. Safari évoluera aussi et un glissement de doigts sur la droite et sur la gauche permettra de retrouver son historique de navigation.


Du côté des images et photos prises, cette évolution qui permet d’un simple glissement de doigt d’une fonction à une autre simplifiera le passage de l’enregistrement photo à vidéo. En outre, il sera désormais possible de classer ses photos par filtres comme le lieu ou la date de prise.


En bonus, le système de streaming musical iTunes Radio sera gratuit pour les possesseurs d’iOS 7. Il faudra seulement payer pour ne pas avoir de publicités. Par ailleurs, iOS 7 sera compatible avec certains logiciels de navigation de voiture et plusieurs constructeurs l’installeront. La iCar n’est plus très loin !
iOS 7 sortira cet automne pour les possesseurs d’iPhones 4, 4S et 5, l’iPad 2 et ses successeurs, les iPads mini et les iPods de 5ème génération.



http://braindamaged.fr        
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En ce moment se déroule à Los Angeles l’E3 (Electronic Enterntainement Expo), la grand messe annuelle des amateurs de jeux vidéo. Cette année voit la présentation de la prochaine génération de consoles et le moins que l’on puisse dire, c’est que la mauvaise communication de Microsoft autour de sa X-Box One fait les choux gras de Sony. 



Commençons par la X-Box One, au centre de nombreuses polémiques. On rappellera en préambule que Microsoft a été cité comme l’une des grandes entreprises dont les données peuvent être utilisées librement par la NSA au travers de son programme PRISM, autorisé par le Patriot Act. 

Ce n’est pas anodin lorsque l’on sait que la X-Box Onesera en veille en permanence, n’attendant, a priori que les mots «xbox on» pour se mettre en fonction. Mais pourra-t-elle enregistrer vos conversations et vos faits et gestes en dépit de ce demi-sommeil ? Et une fois « allumée », où seront transmises les données collectées par la console ? Comment seront-elles utilisées ? La X-Box One a tout du mouchard dans le salon. 

« BIG BROTHER IS WATCHING YOU », BIENTÔT UNE RÉALITÉ ?

La console aura en effet en permanence un œil et une oreille braqués sur vous. La fameuse fonctionnalité Kinect, le capteur de mouvements inauguré sur X-Box 360, sera directement incorporé dans l’architecture de la nouvelle console et jamais complètement hors tension, sauf, bien sûr, si vous débranchez la console. Qu’est-ce qui empêchera Microsoft d’analyser l’intérieur des joueurs, leur vie, leurs comportements ? Ou des hackers de s’emparer de cette fonctionnalité avec la même facilité qu’ils ont pour pirater chaque génération de console Microsoft ? On se croirait dans un épisode de Homeland, mais la réalité risque bien de dépasser la fiction. 
 
Lorsque l’on apprend qu’en sus, la X-Box One nécessitera une connexion à internet toutes les 24 heures pour pouvoir jouer, que les jeux de la X-Box 360 ne seront pas rétro-compatibles, et qu’il ne sera pas possible de prêter un jeu à un ami pour qu’il puisse y jouer aussi – sauf s’il s’acquitte d’une «certaine somme»- car chaque jeu acheté sera lié à un compte Microsoft, on ne peut pas s’empêcher de penser que la firme de Redmond est en train de nous bananer quelque chose de violent. 

Cette mauvaise communication auprès des joueurs a en tout cas été récupérée avec maestria par Sony, qui s’est contentée lors d'une conférence très simple, de démonter point par point les problématiques soulevées par la X-Box One. Ainsi La Playstation 4 ne nécessitera pas de connexion internet obligatoire pour jouer, il sera possible de prêter simplement ses jeux à des amis, ou de les revendre dans des magasins d’occasion (qui peinent à entretenir leur business tant les restrictions similaires à celle mise en place par Microsoft font mettre la clé sous la porte à plusieurs grandes enseignes. ) 

Et, le nerf de la guerre, la Playstation 4, sur le papier légèrement plus puissante que sa consoeur, coûtera 399 euros au lieu des 499 de la X-Box. Seul bémol, jouer en réseau sera désormais payant sur la console de Sony. On espère que l’argent récolté permettra d’éviter les hacks tel que celui qu’avait subit la PS3 en son temps. 
  
Cerise sur le gâteau, Nintendo est aussi dans le collimateur des gamers pour avoir décidé de récupérer l’argent généré par les youtubeurs qui utilisent des jeux de la marque dans leurs vidéos. Sony, de son côté, propose un bouton «share» sur sa mannette qui encourage tout au contraire les joueurs à partager les vidéos de leurs prouesses numériques. 

  
L’échec de la PS Vita, la console portable de Sony, semble avoir motivé le constructeur à être un peu plus à l’écoute de joueurs. Bien lui en a pris car d'ores et déjà ; la PS4 a gagné la bataille de la plèbe. Il reste à concrétiser cette bienveillance nouvellement acquise par de somptueux soft exclusifs à l’image de The Last of Us, qui vient conclure en beauté la génération de jeux de son aînée… 


Marianne

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