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Après le scandale de Prism, il faut l’admettre : l’internaute ignore qu’il se flique tout seul. Du moins, il laisse les sites le fliquer sans vraiment qu’il en ait conscience.
Pour montrer la vitesse de circulation des informations et le flicage qui en résulte, deux outils utilisables sur Mozilla Firefox, vous savez le navigateur qui a été jadis à la mode avant d’être détroné par des personnes ne voyant que la vitesse et donc que par Chrom(ium)e au final.

C’est l’extension Ghostery, qui liste les trackers déposés par les sites à l’insu de l’internaute et l’outil développé par la Fondation Mozilla, Collusion, qui permet de voir la vitesse de propagation et le partage des informations. Et inutile de le préciser, j’utilise AdBlock Edge pour ne pas être envahi par le viol rétinien qu’est la publicité.
J’ai voulu me livrer à une petite expérience intéressante pour savoir le nombre de trackers publicitaires ou de statistiques je pouvais récolter en surfant sur quelques gros sites. Pour chaque site visité, je vois la propagation de l’information.
J’ai donc visité, en partant de la page about:home de mon Mozilla Firefox compilé maison de ce matin, ( Mozilla/5.0 (X11; Linux x86_64; rv:24.0) Gecko/20130617 Firefox/24.0), les sites suivants :
  • Numerama
  • Clubic
  • Korben
  • Nikopik
  • MacGeneration
  • LinuxFr
  • France 5
  • Distrowatch
  • Le Blog de Cyrille Borne
  • Google +
La vidéo est suffisamment claire, raison pour laquelle je n’ai rajouté aucun commentaires écrits dessus. Clubic annonce 11 ou 13 trackers, Manuel Dorne 8 ou 9. Et la moitié des trackers sont publicitaires. Autant dire que pour simplifier la vie de l’utilisateur en lui proposant d’utiliser son compte FaceBook ou Disqus ou Google, on finit par le fliquer sans qu’il s’en aperçoive. Et on finit par se faire du fric sur le dos de l’internaute.
Maintenant, vous comprendrez pourquoi en plus d’un bloqueur de publicité, utiliser un outil comme ghostery est indispensable pour préserver ce qu’il reste de vie privée à l’utilisateur. Après, c’est vous qui voyez !
FREDERIC.BEZIES
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Quelques grands écosystèmes informationnels contrôlent aujourd’hui l’essentiel des interactions et des comportements connectés de la planète. Leurs noms : Google, Facebook, Apple, mais aussi Microsoft, Yahoo, Amazon et quelques autres. Ceux là mêmes qui nécessitaient, dans leur phase d’amorçage et de lancement, de se nourir d’externalités (import de nos contacts mail dans Facebook, indexation du web pour les moteurs, etc.) peuvent aujourd’hui se permettre de fonctionner quasiment en « circuit fermé ». C’est l’avènement des « jardins fermés » de Tim Berners Lee, d’un « internet des silos ».
A propos du 1er d’entre eux (Google), j’écrivais et expliquais en 2006 que sa stratégie se résumait à une formule d’inspiration pascalienne : « un écosystème dont le centre (la clé) est partout et la circonférence nulle part « .
Deux grands bouleversement sont depuis apparus : le virage du Cloud Computing, et celui des réseaux sociaux, manière d’instituer la primauté des « profils » par rapport aux « documents » dans la construction et la monétisation d’un capitalisme cognitif et linguistique pervertissant l’ensemble des logiques attentionnelles à l’oeuvre dans la navigation, la recherche, l’échange et le partage d’informations.

Les dernières annonces de Google laissent entrevoir une continuité dans cette logique de délimitation de silos sur la base d’écosystèmes dont la performativité augmentée leur permet de s’affranchir des dernières extériorités dont ils dépendent. Mais tout ça sera plus clair (enfin j’espère) avec quelques exemples

La nouvelle est étonnamment passée presque inaperçue mais elle apparaît pourtant comme capitale : Google offre désormais la possibilité de faire circuler de l’argent directement en pièce jointe à ses mails. En plus de disposer depuis quelques années de son propre moyen de paiement en ligne (Google Wallet, concurrent direct de Paypal), on peut maintenant réellement attacher de l’argent dans ses mails . La transaction s’effectue intégralement au sein de l’écosystème de Google. C’est l’aboutissement ou plutôt la « phase 2″ du capitalisme linguistique remarquablement expliqué par Frédéric Kaplan . Ce bouleversement est à mon avis l’une des raisons qui permet de comprendre pourquoi Google décide brutalement d’annoncer l’abandon de standards ouverts pour certaines partie de sa messagerie : silos dans les silos, banques et transactions financières liées s’accomodent mal d’ouverture et de transparence.

Autre annonce repérée ici et en démonstration là, la mise en place « d’actions » (côté performatif donc) intégrées à la messagerie. L’idée est simple et redoutablement efficace : il s’agit de ramener l’essentiel des interactions (notamment marchandes) jusqu’ici « externes » au moteur à l’intérieur de la pièce maîtresse de son écosystème, c’est à dire Gmail (avec un lien de plus en plus fusionnel vers Google+). Donc tout ce que l’on faisait jusqu’ici, « à l’extérieur » mais « à partir d’un mail reçu » devient intégré et transparent : répondre à une invitation en l’inscrivant automatiquement dans notre agenda Google Calendar, noter ou laisser un avis sur un hôtel ou un restaurant, effectuer une réservation, mais aussi toutes les opérations d’enregistrement sur un vol aérien** (bagages, choix de la place), etc.
**Nous sommes aux Etats-Unis, et les requêtes de réservation de vol d’avion sur lignes intérieures occupent les premières places du carré magique des requêtes(« Shopping, Health, Travel, Local »)
Et comme l’argent est désormais une pièce jointe, je vous laisse imaginer la suite du/des scénario(s) ...

Clairement, la stratégie est donc de permettre d’assurer un certain nombre d’interactions liées au e-commerce directement depuis Gmail, sans « sortir » de l’écosystème Google et de sa galaxie de services. La raison de cette stratégie est très bien expliquée ici à partir du postulat selon lequel l’essentiel de la typologie actuelle des recherches concerne des requêtes transactionnelles . Or comme expliqué dans l’article de Wired , Google est loin d’être leader dans le secteur du e-commerce, loin derrière Amazon, dont une étude récente à montré une nouvelle fois la domination : « Americans were 10 times more likely to head to Amazon first versus Google to shop online. »
Et là vous me dites, « oui bé c’est normal, vu que Google n’a rien à vendre, c’est pas un supermarché culturel comme Amazon« . Et bé oui, mais non. Car pour maintenir son modèle économique (capture et monétisation de l’attention via sa régie publicitaire), Google ne peut pas se permettre de laisser échapper une énorme portion des requêtes transactionnelles au profit d’Amazon (ou d’un autre). A la manière d’Apple mais sur des bases différentes, il lui importe moins d’être vendeur que l’intermédiaire obligé et nécessaire entre l’acheteur et le vendeur, pour pouvoir établir un prélèvement sur les transactions effectuées, et définir les conditions dans lesquelles elles pourront l’être. Bref, « Google needs shopping to save search« .

Depuis que l’homme est un document comme les autres , depuis ce changement d’axe de rotation du web (qui ne tourne plus autour des « documents » – graphe des pages web – mais des « individus » – graphe des profils, cf diapo 19 ), la logique de Mc Luhan se trouve radicalement transformée. Ce n’est plus le « medium qui est le message » mais « le sujet / l’individu qui est le message. »
Rappel de la théorie de Mc Luhan :
« en réalité et en pratique, le vrai message, c’est le médium lui-même, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium sur l’individu ou sur la société dépendent du changement d’échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie. 
[...] En effet, le « message » d’un médium ou d’une technologie, c’est le changement d’échelle, de rythme ou de modèles qu’il provoque dans les affaires humaines. Le chemin de fer n’a pas apporté le mouvement, le transport, la roue ni la route aux hommes, mais il a accéléré et amplifié l’échelle des fonctions humaines existantes, créé de nouvelles formes de villes et de nouveaux modes de travail et de loisir. Et cela s’est produit partout où le chemin de fer a existé, que ce soit dans un milieu tropical ou polaire, indifféremment des marchandises qu’il transportait, c’est-à-dire indifféremment du contenu du médium « chemin de fer ». L’avion, lui, en accélérant le rythme du transport, tend à dissoudre la forme « ferroviaire » de la ville, de la politique et de la société, et ce, indifféremment de l’usage qui en est fait.« 
Vous aviez un médium, nous avions des « médias ». Nous avons désormais un message. Et ce message, c’est nous. Nous sommes le message. Et Mc Luhan se retourne dans sa tombe :
« en réalité et en pratique, le vrai message, c’est le médium lui-même nous-mêmes, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium individu sur l’individu ou sur la société le medium ou l’écosystème informationnel au sein duquel ou grâce auquel il interagit, dépendent du changement d’échelle que produit qu’autorise chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes croisement de nouveaux ensembles de données (Datasets), dans dont le sujet est notre vie.« 
Je répète sans le texte barré :
En réalité et en pratique, le vrai message, c’est nous-mêmes, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un individu sur le medium ou l’écosystème informationnel au sein duquel ou grâce auquel il interagit, dépendent du changement d’échelle qu’autorise chaque nouvelle technologie, chaque croisement de nouveaux ensembles de données (Datasets), dont le sujet est notre vie.
C’est là une mutation profonde qui prépare autant qu’elle permet d’expliciter l’hybridation croissante – la fusion progressive diront les transhumanistes et autres adeptes de la singularité – entre l’homme et la machine, des Google Glasses aux puces RFID et autres capteurs sous-cutanés.
Hier, les acteurs majeurs de l’économie de la production étaient focalisés sur le détournement ou le pervertissement de la théorie de Mc Luhan : comment optimiser le medium pour faire passer un message différent de celui qui semblait pourtant transmis ? Leur stratégie principale de détournement sera l’industrie du divertissement.
Aujourd’hui, ce qui préoccupe les grands acteurs de l’économie de l’attention, c’est la manière dont des motifs récurrents (patterns) peuvent être extraits d’un ensemble disparate de singularités (d’indvidus), placés au coeur de l’écosystème informationnel et non à sa sortie ou à sa périphérie, pour optimiser la capacité de satisfaction immédiate que ledit système (le medium) peut apporter auxdits individus sous forme de récompense cognitive, aliénant ainsi leur attention tout en lui assignant un coût cognitif quasiment nul.
« On retrouve dans cette généalogie de la technique les problèmes évoqués précédemment, c’est-à-dire la recherche des origines pour légitimer l’émergence de nouveaux repères et critères de pertinence. Prenons par exemple la lecture industrielle, c’est-à-dire tous les moteurs ou algorithmes de recommandation et de suggestion édifiée pour nous guider vers des choix de plus en plus pertinents. Ces outils relèvent également de l’impertinence, car dans leurs suggestions, se glissent très souvent un ou deux éléments qui sortent exprès de l’expectation. En effet, les algorithmes ont été modifiés de manière à suggérer des éléments qui surprennent l’internaute, ces éléments inattendus s’avérant souvent achetés ou consultés. » Milad Douehi. Sur l’humanisme numérique.
Veilleurs.info  
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Le projet RoboRoach permet de contrôler les mouvements d'un cafard vivant avec votre propre téléphone portable. Le RoboRoach est le premier cyborg disponible dans le commerce à travers le monde, le premier insecte cyborg pour être plus exacte. Il s'agit d'un système qui utilise la neuroscience comportementale du cafard, qui utilise ses antennes de la tête pour se déplacer dans le monde qui l'entoure. Lorsque ses antennestouchent un mur, le cafard tourne le dos au mur. L'antenne d'un cafard contient des neurones qui sont sensibles au toucher et l'odorat. De ce fait, il est "facilement" possible de contrôler les déplacement d'un cafard. Plus d'information sur la page Kickstarter.

Le RoboRoach : Contrôler un cafard avec un... par Spi0n
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Sony vient de terminer sa conférence et a porté quelques coups à Microsoft, que ce soit au niveau de la connexion non-obligatoire de la PS4 ou sur la non-restriction sur l’usage des jeux d’occasion.
Et histoire de troller officiellement, ils nous ont concocté une belle vidéo qui restera dans les anales. Disons le clairement, c’est fort !


http://www.xboxygen.com    
http://www.xboxygen.com     
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http://www.xboxygen.com    
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Sur la vidéo du Solar Dynamics Observator, qui dépend de la NASA, on dirait un trou. Un trou béant dans le Soleil. En réalité, il s’agit d’un trou coronal, c’est-à-dire une zone «froide» dans l’atmosphère de l’étoile.
Mis à part l’aspect esthétique sur les vidéos à rayons X, les trous coronaires provoquent une perte de matière du Soleil, et donc des vents solaires très puissants dont les courants de particules voyagent à travers le système solaire et viennent frapper notre Terre.

Si la vidéo  ne fonctionne pas cliquez ici

Black-out de la 4G à prévoir
La plupart du temps, ces vents de particules ne provoquent rien de plus que de jolies aurores boréales. Mais parfois, ces tempêtes électromagnétiques engendrent des coupures électriques et des perturbations dans les communications satellitaires.
La Nasa annonce, sans panique apparente, que ce gigantesque trou coronal pourrait être à l’origine de quelques black out, notamment en Europe de l’ouest, et de plusieurs  dysfonctionnements des GPS et téléphones portables dans les deux mois à venir.
ufoetscience


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Parce qu’il a la peau plus foncée que ses prédécesseurs, le monde a pensé que Barack Obama avait les quatre pieds blancs. Par un syllogisme cher à notre époque, il fut établi d’emblée que les Noirs étant des victimes et les victimes étant des saints, le nouveau président des États-Unis serait un saint. C’est d’ailleurs pourquoi on lui offrit, à peine installé, le prix Nobel de la paix. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, dit le sage.
Ainsi, par le miracle de sa carnation aux reflets café au lait, son nez joliment calibré et ses lèvres point trop charnues, Barack Hussein Obama descendit sur l’Amérique dans sa super-combinaison de super-héros. Après le règne belliqueux du « born again » George W. Bush qui avait envoyé ses légions du bien à l’assaut des forces du mal, le messie cosmoplanétaire venait accomplir la parousie.
François Hollande, qu’on n’imagine guère en combinaison de super-héros, nous avait promis la normalité. Obama, lui, assura qu’il allait « faire de son administration le gouvernement le plus transparent de l’Histoire ». Naïfs, ses administrés ont cru qu’il parlait de l’action gouvernementale. Grossière erreur : c’est de leur vie et de la nôtre qu’il s’agissait.
On le sait un peu, les Américains sont généralement mal informés par des médias qui lavent, blanchissent, édulcorent tout ce qui pourrait troubler l’image de leur puissance absolue. L’Amérique éternelle est propre et victorieuse. De temps à autre, un scandale vient crever comme une bulle de méthane à la surface du marigot : révélations sur les « sites noirs » de la CIA où l’on sous-traite la torture à l’étranger pour ne pas se salir les mains chez soi ; grève de la faim des prisonniers de Guantánamo qui croupissent là depuis des années sans chef d’accusation, sans procès, sans jugement.
Le dernier scandale du jour nous touche tous. Le Washington Post, contacté par un ancien employé du Renseignement qui a fourni les documents prouvant ses dires, a révélé que la NSA et le FBI ont aujourd’hui accès à toutes les informations (mails, chats, vidéos, photos, données stockées, vidéoconférences, logins) en circulation sur les réseaux sociaux. Skype (dont les communications peuvent être espionnées en direct), AOL, YouTube, Apple et Paltalk seraient également dans le circuit de la collecte de données. Les deux agences ayant aussi le nez dans le nuage, la plateforme d’hébergement de fichiers Dropbox devrait bientôt rejoindre la liste. Le quotidien a également révélé aux Américains le partenariat qui lie l’opérateur de téléphonie Verizon, désormais contraint de fournir à l’État les relevés de ses clients.
Pour rassurer les utilisateurs, Google a affirmé qu’il faisait « très attention à la sécurité des données de [ses] utilisateurs », ajoutant : « Nous ne divulguons de données à l’État fédéral qu’en accord avec la loi, et nous examinons ces demandes avec attention. ». Reste que la loi n’est autre que le fameux Patriot Act, voté sous George W. Bush et renouvelé et promulgué par Barack Obama en décembre dernier. C’est ce qui permet à la NSA de se connecter aux serveurs des entreprises, via un portail gouvernemental, pour consulter des informations sur des utilisateurs « dont il existerait des éléments permettant de penser « raisonnablement » qu’ils sont à l’étranger, le tout sans ordonnance de justice », dit le quotidien.
En fait, Obama n’a cessé de mentir. Il n’a rien renié des agissements de son prédécesseur, il a simplement changé de méthode. Fait en sorte que tout cela se passe désormais hors de la vue des peuples.
Rien de changé, comme on vient de le dire, à Guantánamo où l’on détient des gens de tous âges au mépris du droit et de toutes les conventions internationales. Et si le président des États-Unis a bien retiré ses troupes au sol d’Irak et maintenant d’Afghanistan, c’est pour mieux se lancer dans la guerre des drones, ces engins de mort précis et efficaces qui permettent le « nettoyage » en vidéo et aux heures de bureau. Ainsi, chaque semaine, le staff antiterroriste se réunit autour du Président pour « les mardis de la Maison-Blanche ». Entre le thé et les fours secs, Barack Obama « examine lui-même chaque projet de liquidation », écrivait le New York Times il y a quelques mois. « Il soumet à son feu vert toutes les frappes proposées au Yémen et en Somalie ainsi que celles menées au Pakistan. » Et comme c’est un cœur pur, Nobel de la paix à titre préventif, ne l’oublions pas, « il s’enquiert avec insistance des possibles dommages collatéraux ».

À ce jour, la guerre des drones menée en représailles des attentats duWorld Trade Center (3.000 victimes) a fait environ 5.000 morts officiels, dont une proportion importante de civils innocents. Au Pakistan (310 frappes sous l’ère Obama contre 52 sous l’ère Bush), c’est plus de 30 % de« dégâts collatéraux ». Soit autant de motifs, pour tous ces gens du bout du monde, de haïr l’Amérique et avec elle tout l’Occident.
Les grandes oreilles de la NSA nous écoutent depuis Fort Meade, base militaire proche de Washington. La loi n’autorisant que l’espionnage tous azimuts des étrangers, les techniciens « doivent entrer des sélecteurs, ou mots-clé de recherche, de façon à ce que la probabilité que la cible soit étrangère dépasse 51 % ». Les drones, eux, sont guidés depuis le désert du Nevada. De là on assassine, console en main, des individus dont la probabilité qu’ils soient des talibans n’excède sans doute pas, là encore, les 51 %.
Résultat ? Deux jeunes élus du rêve américain nourris au milkshake posent leurs bombes en plein marathon de Boston. En toute tranquillité.
 BVOLTAIRE  
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Si comme moi, vous utilisez Spotify et que vous cherchez un moyen simple d'importer vos playlists dans ce dernier, j'ai trouvé un service web plutôt sympa.

Ivy vous permet d'importer vos playlists iTunes ou au format CSV directement dans Spotifou !
Voici une démo du service en question, garantie sans poison !
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J'ai déjà vu des reportages sur les maisons à monter soi-même et à chaque fois, j'admire les gens qui se lancent là dedans. Car même si c'est "vendu" comme étant facile, monter soi-même sa maison en kit est un vrai challenge.
Moi, je sais que ça me saoulerait assez vite... Mais certains le font et y arrivent plutôt bien. Les raisons d'acheter une maison en kit sont nombreuses, mais on retient souvent le prix qui est plus bas que de faire construire de manière traditionnelle ainsi que la satisfaction d'avoir fait ça par ses propres moyens.

Le matériau est essentiellement le bois, qui est prédécoupé en usine et livré au client sur son terrain.
Alastair Parvin est un architecte anglais qui croit beaucoup à ce concept et qui a décidé de lancer un wiki qui permettra à tout le monde de télécharger les plans 3D d'une maison en kit à monter et à "imprimer" soi-même. Wikihouse va donc encore plus loin dans l'idée de l'autoconstruction en proposant des plans et des patrons sous licence libre à utiliser avec sa propre machine-outil à commande numérique pour produire soi-même les éléments de sa maison.
Il ne reste plus ensuite qu'à les assembler.
Le concept est énorme, car les matériaux et les machines s'améliorent d'année en année, faisant des maisons en kit une alternative de qualité. En tout cas, cela permet d'imaginer ou de télécharger la maison de ses rêves et de la construire en à peine quelques jours. Avec un tel système, il est tout à fait possible d'imaginer que certains projets seront extensibles et que chacun pourra faire évoluer sa maison par petites touches chaque année.
Il y a bien sûr une législation à respecter pour ne pas que ça vous tombe sur la figure, mais légalement et techniquement, monter soi-même sa maison est tout à fait possible.
Wikihouse en est encore à ses débuts, mais risque de devenir une véritable institution à l'époque du DIY et de l'imprimante 3D.
Et vous, ça vous fait envie ?

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Dans un récent article pour Fast Company, le prospectiviste Chris Arkenberg (@chris23, qui tient aussi le blog Urbeing Recorded traitant essentiellement de réalité augmentée), imagine un avenir vertigineux pour nos cités. Selon lui, les frontières entre la biologie et la technologie vont disparaître. Les villes de demain, explique-t-il, pourraient bien s’élaborer à partir d’imprimantes 3D, de biologie synthétique et de robotique.
Comment se combineront ces trois technologies pour donner naissance à l’urbanisme du futur ? Arkenberg envisage plusieurs développements. Dans un premier temps, les outils à disposition vont se perfectionner et se standardiser. Puis, dans environ une décennie, la biologie et la technologie commenceront à fusionner.

Dans un avenir plus lointain, notre vision de la construction devrait vraiment changer :
“Des bactéries seront modifiées pour cibler des matériaux spécifiques, comme le vieux béton. Lâchées dans les cités, elles remplaceront le vieil équipement avec une glu bactérienne structurellement plus intelligente, dotée d’accès au réseau et de capacités de calcul… Des ordinateurs cellulaires seront libérés dans les écosystèmes, captant les propriétés chimiques de l’environnement. Des cuves de bactéries produiront des carburants, des ressources protéiniques, de l’eau…”
Au final, nous explique-t-il, “L’architecture perdra sa rigidité formelle deviendra plus souple et se rapprochera de la vie telle que nous pouvons la voir à l’oeuvre dans les végétaux.”

Imprimer les maisons

Science-fiction ? Pas forcément. Chris Arkenberg nous donne quelques exemples de travaux contemporains qui pointent dans cette direction. Côté imprimantes 3D, il cite ainsi les travaux d’Enrico Dini, qui a créé un système permettant “d’imprimer” des maisons à partir de sable. Dini, nous explique-t-il, s’est même récemment associé avec l’Agence Spatiale Européenne pour installer sa machine sur la lune afin de produire des bases lunaires utilisant la poussière à disposition sur notre satellite… On pourrait citer d’autres applications de l’impression 3D à l’architecture, comme les travaux de Neri Oxman, qui cherche à obtenir de nouveaux types de matériaux hybrides.


Des essaims de constructeurs

Les drones pourraient aussi jouer un rôle dans la construction des cités. Dans ce domaine, lessystèmes multi-agents pourraient se révéler fondamentaux. Il s’agirait en effet de générer des “essaims de robots” décentralisés capables d’effectuer une tâche de manière collective. Arkenberg cite le Termes Project, élaboré à l’université de Harvard, qui s’inspire des termites pour réaliser “un système décentralisé de construction dans lequel les robots coopèrent pour bâtir des structures tridimensionnelles plus larges qu’eux-mêmes.” Ces termites électroniques bénéficieront certainement des algorithmes d’autoassemblage comme ceux utilisés par Skylar Tibbits ou celui élaboré récemment au MIT.

Des maisons qui poussent

Reste la biologie synthétique. Arkenberg donne en exemple les travaux de David Benjamin qui réfléchit à la construction bactérienne : des organismes génétiquement modifiés susceptibles de construire des matériaux durables. Benjamin ne s’intéresse d’ailleurs pas uniquement à l’architecture traditionnelle. Il envisage d’employer ses techniques “bactériennes” pour fabriquer certains composants d’avion. La vidéo ci-dessous résume les projets de son groupe “The Living”.
De fait, l’architecture est dans l’esprit de bon nombre des pionniers de la biologie synthétique, qui n’hésitent pas à envisager des “maisons qui poussent”.
Bio-Computation (2012) from David Benjamin on Vimeo.
Dans leur récent essai, Regenesis, George Church et Ed Regis notent : “Après tout, de petites formes de vie, conduites exclusivement par leur ADN, ont, par elles-mêmes, produit des objets grands et complexes : éléphants, baleine,s ou dinosaures. Un minuscule œuf de baleine fertilisé génère un résultat aussi gros qu’une maison. Peut-être un jour pourrons-nous programmer un ou plusieurs organismes, qui produiront non plus une baleine mais une véritable maison.”
Et plus loin, les deux auteurs de citer Sidney Perkowitz, physicien à l’université Emory d’Atlanta :“Si les bioplastiques devraient constituer la révolution du 21e siècle dans le domaine des matériaux, les maisons qui se développent à partir de graines pourraient bien être celle du 22e”.
D’autres biologistes synthétiques envisagent de nouveaux dispositifs susceptibles de changer le paysage urbain. Récemment, un projet sur Kickstarter a attiré l’attention des médias spécialisés. Il s’agirait, à l’aide des outils de la biologie de synthèse de créer des “arbres lumineux” en mesure d’éclairer maisons et rues. Projet alléchant, mais qui appartient encore à la recherche fondamentale, et qui est peut-être un peu trop jeune pour le crowdfunding, surtout quand les investisseurs se voient promis un paquet de graines lorsque celles-ci seront disponibles (ils risquent d’attendre un certain temps…). Notons tout de même le soutien de George Church à cette initiative et le fait que, parmi ses créateurs, on trouve Amirav-Drory, créateur du Genome Compiler, l’un des outils de création virtuelle d’organismes de synthèse (voir sa vidéo dans notre précédent article sur la programmation du vivant). A noter qu’à l’heure où j’écris cet article, le projet a déjà réussi à réunir plus de 392 000$…
Trop souvent les spéculations de prospective se concentrent sur une seule technologie (que ce soit la biologie, la nanotechnologie, l’IA…), mais restent beaucoup trop larges dans l’étendue de leurs prédictions, s’intéressant à l’avenir de la vie, de l’univers et du reste. Au contraire, les transformations procèdent de combinaisons de technologies s’appliquant de façons différentes, pour chaque domaine spécifique, ici la ville. Dans le scénario d’Arkenberg, c’est la synchronisation de méthodes variées, certaines opérant au niveau micro, voire nano, et d’autres à l’échelle macro, qui entraîne un résultat qui rappelle certaines des prophéties les plus folles d’un Eric Drexler, par exemple – mais sans avoir à imaginer l’intervention de technologies complètement futuristes capables de jouer les Deus Ex Machina. On le voit, la plupart des briques de base sont déjà là. Le problème consiste à les faire passer à l’échelle.
Rémi Sussan
 Internetactu 
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Les applications sont partout, Android et iOS caracolent en tête du magasin virtuel possédant le plus grand nombre d'application. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé comment était fabriquée une application ?

Voici un exemple avec une application iPhone :
Cette chaîne YouTube "How To Basic" contient de nombreuses vidéos pour vous expliquer comment fabriquer ou réparer tout un tas de choses. Exemple avec un pc portable :
Personnellement, je me suis abonné à cette chaîne complètement givrée qui me rappelle un peu celle de will it blend ! Avec près de 200 vidéos, il y en a pour tous les goûts!
http://blogmotion.fr  
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