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Dans le langage public, en tout cas, depuis l'été, le décalage est manifeste entre le vocabulaire employé par Nicolas Sarkozy à propos de la République islamique, et celui de Barack Obama. Face à la répression politique en Iran, le président français a été, dès le mois de juin, plus rapide et plus loquace dans ses condamnations que l'occupant de la Maison Blanche.
N'hésitant pas à verser dans le thème du "changement de régime", M. Sarkozy a déclaré à plusieurs reprises que le peuple iranien "méritait mieux" que ses dirigeants actuels. M. Obama, tout en condamnant les violences, n'a pas franchi ce pas, comme pour éviter de fermer la porte à un dialogue marqué par un "respect mutuel", l'expression utilisée au début de sa politique de la main tendue.
M. Sarkozy a aussi exprimé tout haut, à différentes occasions, sa conviction que le programme nucléaire iranien est de nature militaire. "C'est une certitude pour tous nos services secrets", a-t-il commenté cette semaine. Barack Obama a, lui, évité d'exprimer publiquement cette idée. C'est au représentant américain auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu'est revenue la tâche de dire que l'Iran était désormais en mesure de basculer dans une capacité nucléaire militaire s'il le souhaite.
UNE DEMANDE D'ÉCHÉANCIER
A Paris, la politique de Barack Obama sur l'Iran est officiellement applaudie, mais en coulisses elle suscite des interrogations. Cela n'est pas nouveau. En juillet 2008, alors qu'il effectuait une tournée en Europe dans le cadre de sa campagne électorale, Barack Obama avait été incité par Nicolas Sarkozy à préciser que la pression ne se relâcherait pas pour autant sur l'Iran, du fait du changement de président américain. Au printemps 2009, après la série de messages adressés par M. Obama à l'Iran, la diplomatie française, ainsi que l'a fait Israël, a insisté pour qu'un délai plus précis soit fixé à l'Iran.
C'est ainsi qu'au sommet du G8 en Italie, en juillet, l'échéance auparavant donnée à Téhéran pour répondre à l'offre des grandes puissances (jusqu'à la fin de l'année) a été raccourcie, par une déclaration de M. Obama en conférence de presse : pour jauger des intentions iraniennes, il était désormais question de fin septembre, date de l'Assemblée générale de l'ONU.
Depuis que l'Iran a remis, le 9 septembre, sa réponse - un texte d'une grande confusion passant sous silence le programme nucléaire -, la diplomatie française a été aux aguets. Les déclarations du Quai d'Orsay ont aussitôt minimisé les chances de percée lors des discussions prévues le 1er octobre.
Le 2 septembre, au sein du groupe des six pays traitant depuis trois ans le dossier nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne), la France avait demandé qu'un échéancier précis soit fixé à l'Iran. Sans rallier ses partenaires. La réunion des Six avec l'Iran le 1er octobre a fait voler en éclat le délai de la fin septembre, au grand regret des Français, mais sans que cela ne chagrine outre mesure les Américains.
La variété des commentaires officiels faits côté américain a aussi semblé déconcerter quelque peu les responsables français. C'était le cas notamment lorsque l'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Susan Rice, a déclaré qu'"aucune date-butoir artificielle" ne serait imposée à Téhéran.
Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy a durci la position française face au programme nucléaire iranien, et il a cherché à entraîner (avec un certain succès) les autres pays européens vers une politique plus ferme de sanctions. Face aux incertitudes et hésitations qui semblent caractériser la ligne de Barack Obama sur ce dossier nucléaire, la diplomatie française se conçoit comme gardienne des "fondamentaux" du canevas diplomatique tel qu'il a été mis en place par les Européens dès 2003 (avant que les Etats-Unis le rejoignent en 2005-2006). L'essentiel étant l'exigence de la suspension de l'enrichissement d'uranium. Un point sur lequel l'administration Obama entretien le flou.
Natalie Nougayrède
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(Source : AlterInfo)

Selon une source proche de la Maison Blanche contactée par l’Executive Intelligence Review (EIR), les dirigeants du Parti démocrate américain veulent à tout prix bloquer les possibles révélations sur le rôle de la Réserve fédérale américaine (Fed) dans les renflouements des banques de Wall Street qui ont lieu depuis le mois d’août 2007.

Comme le rapporte le Washington Post du 28 août 2009, grâce à ces renflouements menés par la Fed et le Trésor américain sous les présidences Bush et Obama, quatre grandes banques américaines (JP Morgan Chase, Citibank, Bank of America, Wells Fargo – l’article ne mentionne pas Goldman Sachs) ont consolidé leur contrôle sur le système bancaire américain : plus du tiers de l’épargne nationale est entre leurs mains, et elles émettent désormais la moitié des hypothèques et les deux tiers des nouvelles cartes de crédit.

Au mois de juillet, Neil Barofsky, l’Inspecteur général du plan TARP (Troubled Asset Relief Program, mis en place en septembre 2008 par le secrétaire au Trésor Henry Paulson, Pdg de Goldman Sachs jusqu’en 2006), avait mis en garde le Sénat contre le fait que le coût total du plan de renflouement (Fed + Trésor) pourrait s’élever non pas aux 700 milliards de dollars convenus à l’époque, mais à… 23 700 milliards de dollars. Et pourtant, le record de faillites de banques régionales a été battu (89 depuis le mois de janvier), et la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation, censée couvrir les pertes des épargnants) a établi une liste de 400 autres banques sur le point de couler. Impossible donc de nier le favoritisme accordé par le gouvernement et par la Fed aux plus grandes banques…

La source a donc rapporté que ces dirigeants du Parti démocrate cherchent frénétiquement à saboter les propositions de loi sur la transparence de la Réserve fédérale introduites à la fois au Sénat et à la Chambre des représentants.

Dans la Chambre des représentants, c’est le représentant républicain Ron Paul qui a introduit cette proposition de loi sous le nom de Federal Reserve Transparency Act of 2009. Si cette loi passe, elle ordonnerait au Bureau de comptabilité du gouvernement d’effectuer un audit sur les pratiques de prêts de la Fed et ses relations avec les banques centrales étrangères et d’autres institutions financières. Ron Paul ayant obtenu le soutien de plus de 300 membres de la Chambre, un vote va avoir lieu pour faire passer la loi.

Au Sénat, le Federal Reserve Sunshine Act of 2009 a été introduit par l’indépendant Bernie Sanders et a 23 co-sponsors (sur 100 sénateurs).

Tout aussi inquiétant pour les dirigeants démocrates, l’ordre passé par un juge de New York, Loretta Preska, pour que la Fed communique les documents concernant les prêts qu’elle a accordés en 2007 et 2008. La demande porte notamment sur ce qui s’est passé autour du rachat de Bear Stearns par JP Morgan Chase [*]. Bien que cette demande se situe dans le cadre d’un procès qui n’est certainement pas des plus moraux (Bloomberg LP contre le Conseil des gouverneurs de la Fed), elle permettrait de dévoiler au grand public à quoi a servi une partie de l’argent des plans de renflouement.

Ayant été tenu au courant de la réaction des dirigeants démocrates, Lyndon LaRouche s’est exprimé ainsi : « Le système finira par exploser si ces informations continuent à être tenues secrètes. On ne peut continuer à dissimuler ces faits. Le peuple américain a le droit et le besoin urgent de savoir ce qui a été fait avec son argent. Si nous voulons sauver les Etats-Unis d’une faillite assurée, nous devons déterrer ces preuves. On ne peut cacher la vérité : quel qu’en soit le prix, le public doit savoir. Le peuple américain doit connaître dans toute sa grandeur la folie des présidences Bush et Obama. Si les lois de Sanders et de Paul sont rejetées, une telle suppression d’informations s’avérera équivalente à de la haute trahison. »

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