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PARIS (Reuters) – La polémique politicienne a pris le pas sur la condamnation unanime après la mort d’un militant d’extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon accusant vendredi le Parti socialiste d’avoir instrumentalisé l’extrême droite.
« Le PS a instrumentalisé à mort l’extrême droite, l’UMP en a fait autant », a dit le co-président du Parti de gauche sur RMC et BFMTV.
Jean-Luc Mélenchon a aussi qualifié l’altercation de mercredi soir près de la gare Saint-Lazare à Paris, où Clément Méric a été frappé par des skinheads, d’ »assassinat » et de « fait politique ».

L’étudiant de 19 ans a succombé jeudi à ses blessures.
Sept personnes proches de groupuscules d’ultra droite ont été placées en garde à vue. Trois hommes et une femme âgés de 20 à 30 ans, dont l’auteur présumé des coups, ont été interpellés à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et trois autres se sont constitués prisonniers ultérieurement.
« Ce jeune homme a été assassiné », a dit Jean-Luc Mélenchon sur RMC et BFMTV.
« Il ne faut pas mettre un signe égal entre ceux qui frappent et qui tuent (…), entre la victime et le bourreau », a dit le co-président du Parti de gauche.
Une autopsie devra déterminer vendredi les causes exactes de la mort de l’étudiant, a-t-on précisé de source judiciaire. Le décès a pu être provoqué par les coups de poing ou par sa chute contre un plot métallique lors de la bagarre.
« C’est un fait politique que des groupes d’extrême assassinent en frappant comme ils l’ont fait », a estimé Jean-Luc Mélenchon.
Patrick Vignal, édité par Jean-Philippe Lefief
BVOLTAIRE    
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Les archéologues ont découvert que la population celtique du Sud de la France moderne s’occupait de la production du vin bien avant que les Romains aient conquis la région, et amené leur technologie de production du vin dans la région.

Les conclusions des auteurs sont basées sur l'estampeuse en pierre, découverte dans la ville de Lattara. Cet artéfact a été enterré sous les ruines d’un banc étrusque en 475 av. J.-C.
La spectrométrie de masse en tandem de l’estampeuse a montré la présence du sel et de l’acide tartrique. Selon les archéologues, l’estampeuse du même modèle aurait pu être utilisée pour la production de l’huile, mais des preuves de ce fait n’ont pas été trouvées.
 La Voix de la Russie    
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Tandis qu’il se balade avec un ami, Voltaire se découvre promptement le chef pour saluer un prêtre qu’ils croisent dans la rue. Connaissant l’aversion de l’écrivain pour l’Église, son ami lui fait part de son étonnement. « Tiens, tu t’es réconcilié avec Dieu? », lui demande-t-il. « Oh, non! lui répond Voltaire. Nous nous saluons, mais nous ne nous parlons pas! »
Cette anecdote est révélatrice de la relation ambiguë entre le célèbre écrivain et la religion… ses nombreux écrits anti-cléricaux en témoignent!
Ainsi, lorsque Voltaire meurt le 30 mai 1778 chez son ami parisien le marquis de Villette, celui-ci se demande bien quelle est la meilleure attitude à adopter… Il appelle alors l’abbé Mignot, le neveu de Voltaire, et lui demande conseil. Ce dernier lui confirme ses doutes: le curé du quartier va très certainement refuser d’enterrer dignement la dépouille de l’illustre philosophe et le laisser pourrir dans la fosse commune. Point question de prendre un tel risque!
L’abbé Mignot ne voit donc qu’une solution: amener clandestinement le corps à l’abbaye de Scellières, dans les environs de Troyes, là où il est certain que les moines accepteront de lui donner une cérémonie religieuse (c’est le souhait qu’avait formulé Voltaire quelques jours avant sa mort ).
Par chance, personne ne sait encore l’écrivain mort. Le marquis de Villette et l’abbé Mignot prennent donc la décision assez osée d’installer le corps de Voltaire dans un carrosse et de faire croire à son entourage qu’il part pour un voyage imprévu… Avant cela, et étant donné la durée du trajet jusqu’à l’abbaye, l’embaumement de sa dépouille est nécessaire. Et voilà Mitouart, un pharmacien faisant parti des proches de l’abbé Mignot, appelé en urgence pour procéder à l’opération. Il en profite pour demander une faveur: lui serait-il possible de récupérer le cerveau du philosophe?
Loin de s’offusquer, l’abbé Mignot trouve cette demande on ne peut plus normale… la cervelle de Voltaire est donc extraite, bouillie dans l’alcool et enfermée dans un bocal à confiture… Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, je vous le demande? Ni une, ni deux, le cœur de l’écrivain est ôté et placé à son tour dans un bocal!
Cette extraction macabre terminée, on s’affaire à momifier le corps en l’entourant de bandelettes, et, la besogne terminée, on le place comme prévu en position assise dans un carrosse pour ne pas éveiller les soupçons… Et fouette cocher!



Le voyage jusqu’à l’abbaye de Scellières se déroulera sans encombres et Voltaire pourra bénéficier d’une sépulture digne de son rang… Du moins jusqu’en 1791 – soit 13 ans après sa mort – où son corps sera une nouvelle fois trimbalé jusqu’au Panthéon. Des petits malins profiteront d’ailleurs de ce transfert pour chiper un pied et deux dents à la dépouille!La « carrière » de Voltaire ne s’arrête néanmoins pas là: en 1814, son tombeau est violé et son corps dérobé par un commando de fanatiques royalistes. On apprendra qu’une cinquantaine d’années plus tard, grâce aux aveux d’un des malfaiteurs sur son lit de mort, que le corps fut finalement enterré dans de la chaux vive au niveau des anciennes Halles aux vins de Bercy.
C’est bien des années plus tard que la Bibliothèque Nationale de France héritera du cœur de l’auteur de Zadig. Quant au cerveau, il est transmis de génération en génération dans la famille de Mitouart, mais il est vendu aux enchères à la salle des ventes en 1875… et on perd ensuite sa trace (une info difficile à vérifier cependant: selon d’autres sources, il est légué à la Comédie Française en 1924. Si un lecteur pouvait démêler ce point de l’histoire, je lui en serais éternellement reconnaissant).
Récapitulons: tour à tour momifié, décervelé, privé de son cœur (donc écœuré, si j’ose dire),d’un pied et de deux dents, le corps de Voltaire passe de Paris à Troyes, de Troyes au Panthéon et du Panthéon à Bercy! De là à dire que Voltaire eut une mort au moins aussi trépidante que sa vie, il n’y a qu’un pas que je n’oserai franchir…
Etaletaculture 

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Pourquoi les fantassins français ont-ils une rancune tenace envers les aviateurs ?
Pour mon premier article, j'espère vous intéresser pour un domaine que j'adore : l'aviation. Plus précisément l'histoire de celle-ci. Je voudrais que pour ce sujet vous vous plongiez dans la peau d'un soldat de l'armée française. Vous vous battez à Sedan pour repoussez les Nazis mais votre supérieur vous dit de vous replier vers Dunkerque. Durant votre débandade, vous remarquerez deux choses. La première qui saute aux yeux ce sont les chasseurs qui vous tirent dessus, affichant fièrement leurs croix noirs. Puis c'est une absence qui vous fait réagir : où sont les avions français ? Où sont les avions alliés ?
Pourquoi donc les Moranes, Curtiss et autres montures aéronautiques de l'Hexagone étaient-ils invisibles du sol ? 

Pourtant les escadrons se battaient, en nombre bien inférieur et avec des moyens dérisoires, infligeant d'immense dégâts aux Luftflotten 2 et 3 (près de 1 469 en 45 jours). Car il faut prendre en compte les ordres de missions qui les envoyaient à une mort certaine derrière les lignes pour ralentir l'avancée des allemands. Ajoutons maintenant quelques détails : pendant que vous vous repliez, les armées ennemies avancent, prenant les aéroports, empêchant les avions d'atterrir et capturant ceux qui se posèrent croyant la piste sous contrôle allié. Pour couronner le tout, les pilotes n'avaient plus de radar ni de radio. (1) C'est pourquoi les fantassins ne virent pas les batailles et le sacrifice de ses héros.
Les français mis hors de cause, reste la question sur les anglais : où étaient les Spitfires et les Hurricanes ? Cette fois-ci la raison est plus « égoïste », le Maréchal Dowding demanda, dés le 15 mai 1940, au ministre de l'air de ne pas envoyer de chasseurs sur le continent. Préservant ainsi les précieux appareils de la R.A.F qui défendirent l'île pendant de long mois, pendant la Bataille d'Angleterre.
Voilà pourquoi vous croupissez dans un camp de prisonnier.
Omnilogie

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La faiblesse de la Wehrmacht

Si le service de renseignements militaire français avait su qu'aucun panzer ne leur faisait face, la situation aurait pu être différente. Non seulement il n'y avait aucun blindé chenillé allemand à l'ouest du Rhin, mais en plus la Wehrmacht ne possédait aucune arme antichar capable de rejeter une invasion de blindés. La plus forte défense allemande s'avéra être les actualités filmées du blitzkrieg, qui intimidèrent et trompèrent les services de renseignement français.
A l'opposé de la propagande nazie prétendant à un potentiel militaire sans limite, l'armée allemande manquait d'équipements de combat. Ses unités étaient spectaculairement à court de mitrailleuses, de fusils d'assaut, d'artillerie et de chars. L'arme blindée tant vantée ne comptait qu'à peine 200 chars moyens Mark IV – le char plus moderne dans les stocks allemands – équipés de canons de 75 mm à basse vélocité. Le reste de la force comprenait des chars légers Mark II produits à la hâte et équipés de canons de 20 mm ou de mitrailleuses en tourelle, et même des Mark I faiblement blindés et armés de deux mitrailleuses. Conçus pour l'entraînement jusqu'à ce que des modèles plus lourds soient disponibles, ces chars légers étaient au mieux adaptés à des reconnaissances mécanisées. Le temps que des unités blindées puissent rapidement faire la navette jusqu'au front occidental, les Français auraient déjà pu occuper la Rhénanie.

La pénurie de transports motorisés en Allemagne amena la Wehrmacht à se procurer en dernière minute des véhicules de toutes tailles et de tous genres. L'acquisition hâtive de 16'000 véhicules supplémentaires accrut le fardeau de la maintenance. De nombreux véhicules provenaient des territoires récemment annexés, l'Autriche et la Tchécoslovaquie. Le problème de l'obtention des pièces de rechange pour les camions prit des proportions cauchemardesques, puisqu'il y avait en service dans l'armée 100 différents types de camions, 52 modèles de voitures et 150 sortes de motos. En conséquence, de nombreuses formations de reconnaissance de la Wehrmacht chevauchaient des side-cars arborant d'éclatantes couleurs civiles.

La doctrine blindée française


En 1939, l'armée française possédait parmi les meilleurs chars au monde. Dotés d'une mécaniques solide et puissamment armés, ils avaient un blindage plus épais que celui de n'importe quel char allemand et des équipages bien entraînés. S'il y avait un seul défaut dans la doctrine blindée française, il était lié aux principes d'engagement des chars. Dépourvus d'entraînement dans les man½uvres de chars à grande échelle, les Français tendaient à employer leurs blindés dans des attaques par petits paquets, sans coordination avec l'infanterie, l'artillerie et l'aviation.

Dans les rares exemples où les chars français se traînèrent à travers la frontière à portée des canons ennemis, les obus antichars allemands de 37 mm rebondissaient sans effet sur le blindage des Chars B-1 bis de 33 tonnes.Et ici celle du message complet.
 Au combat, les chars B 1 bis se comportèrent assez bien contre les Allemands. Il s'agissait certainement d'un char trop sophistiqué pour son temps, d'un entretien et d'un emploi difficiles, à la transmission un peu délicate et d'une autonomie trop faible. Enfin, il convient de rappeler que si les chenilles enveloppantes (qui rappelaient les chars britanniques de 1916-1 faisaient de lui une cible assez vulnérable sur les flancs, elles lui donnaient cependant une aisance certaine en terrain accidenté et facilitaient l'entrée et la sortie des membres de l'équipage.
Cliquez pour agrandir
Mark IV


Les chars français répliquèrent avec leurs canons de 47 mm sur tourelle à haute vélocité ou de 75 mm sous casemate. Les échanges isolés, toutefois, s'achevaient généralement par un match nul. Les Allemands disparaissaient et repositionnaient leur canons de petit calibre pendant que les charistes français se retiraient derrière une ligne protectrice d'infanterie. Ces escarmouches mirent en lumière une faille dans la conception des blindés français : le Char B-1 bis avait ses ouvertures de radiateur sur le côté, à un point où un impact d'obus antichar de petit calibre pouvait mettre le char hors combat.



Forces en présence au 10 mai

France


104 divisions 10 700 canons 3 700 chars 1400 avions
Grande-Bretagne

10 divisions 1300 canons 310 chars 460 avions
Belgique

22 divisions 1400 canons 100 chars 250 avions
Pays-Bas

9 divisions 700 canons 1 chars 175 avions
Total

145 divisions 14 100 canons 4111 chars 2285 avions


Allemagne

141 divisions 14 000 canons 2 550 chars 4 020 avions

Les véritables raisons de la défaite française


En dépit d'une idée courante, l'armée française était loin d'être inférieure à l'armée allemande en qualité et en quantité, exception faite des domaines de l'aviation et de la défense antiaérienne. Le ciel n'est cependant pas vide, comme il a souvent été dit, même si les chasseurs français vraiment capables de rivaliser avec leurs homologues allemands sont encore trop peu nombreux au sein des unités, comme le Dewoitine D.520,
 avec seulement trente-six exemplaires. L'artillerie française, contrairement au premier conflit mondial et à la guerre de 1870 , n'a rien à envier à son homologue allemande. Malgré un mythe répandu, les panzers de la Wehrmacht n'ont rien d'invincibles en eux-mêmes, bien au contraire. La France dispose des Char Somua S-35,

 
et les B1 bis (voir plus haut),qui sont parmi les plus puissant chars d'Europe. Leur blindage résiste à tous les canons antichars allemands de l'époque, ainsi qu'aux canons des Panzerkampfwagen II,

 Panzerkampfwagen III,

 
et Panzerkampfwagen IV

 
et leur armement surpasse celui de la majorité des panzers. S'il est vrai que la majorité des chars en service sont des blindés légers, c'est également le cas dans l'armée allemande, où le char le plus puissant,le Panzerkampfwagen IV seul capable de rivaliser avec les Chars Somua S-35 et B1 bis français, ne représente qu'environ 10 % des blindés en service.

Alors pourquoi la France a-t-elle été vaincue si rapidement en 1940 ?



Au niveau tactique, principalement en raison de la doctrine d'emploi des armes, en particulier des blindés. Alors que les 2 592 panzers allemands sont regroupés au sein de dix divisions très autonomes et cohérentes, d'environ 250 blindés soutenus par de l’infanterie, du génie et de l’artillerie motorisés, plus des deux tiers des quatre mille deux chars français sont répartis en Groupements de bataillons de chars d'une centaine d'engins aux diverses armées, sans aucune autonomie opérationnelle, ni appui. Pour l'état-major français de l'époque, le blindé reste principalement, comme en 1918, un élément d'accompagnement et de soutien de l'infanterie.
Les chars français sont donc conçus en conséquence et, en dépit de leur blindage et de leur armement supérieur, souffrent de nombreuses lacunes par rapport aux allemands. L'absence quasi totale de système de communications radiophoniques, par ailleurs, les rares disponibles sur les chars lourds tombent bien souvent en panne, en comparaison tous les chars allemands disposent de radios modernes et fiables. Une autonomie réduite toujours du fait de leur conception en tant que soutien d'Infanterie, qui se combine avec la faiblesse du système de ravitaillement en carburant. On note aussi la prédominance de tourelles monoplaces où le chef de véhicule est surchargé. D'une certaine façon, le pire côtoie le meilleur. On voit néanmoins, des succès francs, voire retentissants, comme à Stonne avec plus de 100 chars allemands détruits, dont douze par un seul char B1 bis, ou encore Hannut ou la première bataille de blindés de la seconde guerre mondiale s'est déroulée sur son territoire le 12 mai 1940 et Montcornet. Mais les chars français ont cependant peu d'opportunités de montrer leur supériorité, et ne peuvent influer sur le cours des événements, car la guerre menée par les Allemands va plus vite qu'eux. Si l'emploi combiné de l'aviation et des blindés explique en partie la défaite française, elle est insuffisante à elle seule. Élaborée et mise en pratique sur le plan tactique par les Allemands lors de la campagne de pologne en 1939, son efficacité contre l’armée française était encore sujette a caution au sein du commandement allemand avant le déclenchement des opérations. Même si elle y reçoit un écho peu favorable, en raison du conservatisme idéologique de l'état-major, elle est connue aussi en France et pourrait être appliquée, par certains de ses théoriciens, comme le colonel Charles de Gaulle.

La France dispose alors de sept divisions blindées : les 1re, 2e et 3e divisions légères mécaniques et 1re, 2e, 3e et 4e divisions cuirassées. Certes, les deux dernières ont été constituées un peu à la hâte après le début du conflit, mais la plupart sont plus puissantes que leurs équivalentes allemandes, même si elles sont un peu moins bien organisées. Cette idée d'une tactique allemande irrésistible, la blitzkrieg, semble avoir été mise en avant après la défaite, pour minimiser la responsabilité des chefs militaires français, dans la débâcle française, leurs erreurs sur le plan stratégique ayant été nombreuses et graves ; dés le Procès de Riom s'est déroulé pendant la guerre, dans la ville de Riom.

À l'initiative du gouvernement de VICHY, il avait pour but de juger les responsables politiques de la 3éme république pour leurs responsabilités dans la défaite de 1940.Ce procès ne fut finalement jamais terminé, les accusés commençant à prouver que c'était l'Armée (notamment de nombreux dignitaires du nouveau régime) et non les politiques qui étaient responsables. Les accusés furent remis plus tard aux Allemands.Malgré le fait que la question des opérations militaires de septembre 1939 à juin 1940 ne devait pas être abordée durant le procès, l'évolution de ce dernier mit de plus en plus en lumière la vérité; à savoir que la responsabilité de la défaite incombait principalement à la déficience et aux carences manifestes du haut commandement militaire (chars mal employés et canons restés dans les dépôts d'armements en seront quelques exemples) ; et qu'il en allait de même en ce qui concernait le choix de l'Armistice et de la reddition qui s'ensuivit (alors que la France disposait encore d'une force considérable en métropole).


Les autorités vichystes qui ont à juger les "fautifs" de la grande débâcle du printemps 40 vont jusqu'à avancer les chiffres (pour le moins fantaisistes) de 7 500 chars et de plus de 5 000 avions mis en ligne par la Werhmarcht.Une manipulation arithmétique bien dérisoire pour cacher une réalité bien plus simple et bien plus prosaïque. Les historiens, en particulier anglo-saxons, tels Kenneth Macksey ou John Keegan portent aujourd'hui un regard neuf sur cet épisode historique, et remettent de plus en plus en cause la supériorité allemande.

On peut s'interroger sur la possibilité qu'avait la France de continuer la lutte.
Il faut souligner que les forces allemandes ont subi des pertes journalières supérieures à celles observées dans l'opération BARBAROSSA et qu'elles étaient dans une situation périlleuse sur le plan logistique lors de l'Armistice.
Un rapport de GUDERIAN transmis à l'Oberkommando des Heeres début octobre 1940 indique que les forces allemandes engagées en France avaient besoin de 4 à 6 semaines d'arrêt avant de reprendre l'avancée vers le sud.

* État du carburant : 15 % des besoins.
* État des munitions : 17 % des besoins.
* État des transport par camions : 25 % à 30 % du nombre requis.

Dans ces conditions, plusieurs historiens estiment que l'on aurait pu ralentir l'avance allemande suffisamment longtemps pour que les forces françaises puissent se replier en Afrique du nord.

Non,il n'y eu pas de défaillance de l'armée française.

En six semaines de combat, l'armée française laissa près de 90 000 morts et 240 000 blessés sur le champ de bataille. Ce taux de perte fut analogue à celui de la bataille de Verdun.

Dans ce même temps, les Allemands perdirent environ 40 000 hommes. Ces simples chiffres montrent qu'en dépit des nombreuses lacunes de son commandement, les troupes françaises ont résisté à l'armée allemande.


La bataille de Gembloux, 14 et 15 mai 1940 :


Le 10 mai, les troupes françaises montent en Belgique que les Allemands viennent d'attaquer. Elles se déplacent de nuit et rejoignent Gembloux le 13. Leur mission est de stopper les Allemands pour permettre aux troupes françaises et anglaises d'établir une position défensive entre la Dyle et la Meuse (application du plan Dyle). Le terrain est favorable aux unités blindées, donc à l'ennemi.

Les Français se servent de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Namur pour compléter la défense des agglomérations (Gembloux et Ernage). Il faut faire vite car le corps de cavalerie cède devant la pression du XVIème corps blindé allemand.

Dès les 14 et 15 mai, la bataille commence à faire rage. Les Stukas appuient naturellement les blindés allemands tandis que la chasse française, occupée dans le nord de la Belgique, laisse croire aux soldats se terrant sous les bombes que l'aviation française est absente de la bataille. C'est comme cela que naissent les légendes.

Les soldats français doivent stopper l'avance des divisions de panzers, seuls, sans appui aérien, sans support de blindés. Deux compagnies de la division marocaine sont exterminées dans Ernage.

Face au feu nourri et démesuré de l'artillerie française qui reproduit la méthode "Verdun", le XVIème corps blindé allemand doit cesser son offensive. L'artillerie a détruit 62 des 500 chars ennemis, soit la moitié des effectifs du 35ème régiment.

Le commandement allemand monte alors une attaque "classique" et décide d'envoyer l'infanterie en avant des panzers pour poursuivre l'attaque à l'ouest d'Ernage. Mais c'est trop tard, la nuit tombe, les troupes françaises se retirent, menacées sur leur arrière par l'irruption des panzers qui ont traversé la Meuse.

Sur les 700 hommes du 7ème RTM, restent 74 officiers, sous-officiers et tirailleurs en ce matin du 16 mai, tout leur matériel a été détruit. Le front français n'a pas cédé mais les pertes sont terribles. Cette action sans lendemain, préparée à la hâte, illustre un des rares exploits de ce type durant cette campagne. Les soldats français ont réussi à bloquer sur place des troupes blindées avec une infanterie dépourvue de blindés et d'appuis aériens.



La bataille de Stonne , 15 et 16 mai 1940 :


Le 13 et 14 mai, les blindés allemands franchissent la Meuse après avoir traversé les Ardennes que le commandement français croit infranchissables. Le corps blindé de Guderian a alors la possibilité de contourner et de prendre à revers la ligne Maginot en passant par le sud ou, en fonçant plein ouest, d'envelopper les troupes françaises qui tiennent le front de la Meuse jusqu'en Hollande (ce qu'il fera).

Quelle que soit l'hypothèse, seules les collines boisées de Stonne et du Mont-Dieu peuvent contrer l'avance ennemie. La 3ème DIM et la 3ème DCR sont appelées d'urgence dans la nuit du 13 mai. Les blindés français sont engagés en appui de l'infanterie dans un combat, une fois de plus, purement défensif.

Dans la nuit du 15 au 16, le village de Stonne est perdu, repris, puis encore perdu. Il change de main plusieurs fois au gré des combats acharnés qui y font rage. Le matin du 16 mai, une contre-attaque menée conjointement par l'infanterie et les blindés français déloge l'occupant, détruisant la tête d'une colonne de panzers.

Le capitaine Billotte, commandant le 41ème bataillon de chars, monte à l'assaut de Stonne avec ses chars B1 bis, largement supérieurs en blindage aux chars allemands. Arrivé en haut d'une rue, il découvre une colonne de blindés ennemis. Billotte et son équipage la réduiront à néant. On relèvera plus d'une centaine d'impacts sur le char français mais celui-ci n'est pas hors de combat.

Seuls, les effectifs complets d'une division d'infanterie allemande parviendront à reprendre les ruines fumantes du village de Stonne, mais ne pourront repousser les Français du Mont-Dieu. Une fois de plus, les pertes sont terribles: 362 officiers, sous-officiers et soldats tués au 67ème RI. Finalement une compagnie de chasseurs à pied termine la bataille avec 5 sergents et 30 chasseurs.


La bataille des Alpes :


Le 17 juin, le corps blindé de Guderian, en atteignant Belfort, encercle la ligne Maginot prise à revers. La veille, le maréchal Pétain est élu président du Conseil et entame des négociations d'armistice.

Le général Orly, commandant l'armée des Alpes, réussit à galvaniser ses troupes. A un contre trois, il rejette l'attaque italienne lancée le 21 juin sur les cols. En même temps, il établit une défense sur l'Isère et le haut Rhône contre un corps de blindés allemands tentant de le prendre à revers.

Le général allemand Hoepner commandant le XVIème corps blindé a pour mission de prendre Chambéry et Grenoble pour couper la retraite d'une armée des Alpes "censée" succomber aux chasseurs alpins italiens. Mais seule la ville de Menton tombe aux mains des italiens tandis que tous les avant-postes continuent à résister.

La IIIème division de panzers, ne verra jamais Grenoble. A Voreppe, les chars allemands sont stoppés par une infanterie française qui improvise sa défense, mais dont le soutien d'artillerie est fourni par le 105ème RAL. Les tirs qui furent d'une précision rare, ont "sonné" les colonnes motorisées qui ne peuvent plus avancer. Grenoble et Chambéry sont sauvées.

Le 25 juin, à l'entrée en vigueur de l'armistice, la Ligne Maginot des Alpes est intacte. Les panzers allemands étaient bloqués à Voreppe et les troupes italiennes devant la ligne des avants-postes.


Conclusion :


Chaque fois que le soldat français a été bien encadré, il a pris l'ascendant sur l'ennemi. Le soldat français n'a pas démérité en 1940, 90 000 morts et 240 000 blessés sont là pour nous le rappeler.


La trahison ANGLAISE,HITLER en décrit les raisons:

 
" Si j’étais Français, dit le " Führer ", et si, par conséquent, je tenais autant à la grandeur de la France que je tiens à celle de l’Allemagne, je ne pourrais et ne voudrais agir autrement qu’un Clémenceau pour qui la paix était la continuation de la guerre." Mais la France ne peut être battue que par une coalition : donc, l’Allemagne a besoin d’alliés. Quels peuples choisira-t-elle ? D’abord l’Angleterre. Car l’Angleterre poursuit depuis trois siècles une politique d’équilibre européen et s’efforce continuellement d’empêcher qu'une nation n’établisse son hégémonie sur le continent : après la destruction de la puissance maritime de l’Espagne et des Pays-Bas, elle a combattu la France napoléonienne ; elle devait prendre ombrage de l’essor allemand à l’époque wilhelminienne et s’engager obligatoirement dans la coalition antigermanique de 1914. Mais l’Angleterre s’apercevra qu’elle a perdu la guerre puisque, l’Allemagne s’étant effondrée, c’est la France qui assied son hégémonie sur l’Europe. Pour rester fidèle à sa grande tradition politique, l’Angleterre devra donc logiquement dans l’avenir s’allier à l’Allemagne contre la France...


Mais elle visée déja les USA.




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Il est amusant de constater que ce célèbre geste ordurier – synonyme de « va te faire enc…, connard! » – trouve ses origines dans les relations troubles entre la France et l’Angleterre, particulièrement durant la guerre de Cent ans (qui en a duré 116, mais c’est une autre histoire).
À cette époque, lorsqu’un archer anglais est fait prisonnier, l’index et le majeur de sa main droite sont aussitôt sectionnés: ainsi, plus jamais il ne sera capable de décocher la moindre flèche! Il faut dire qu’à cette époque, les Rosbeefs sont bien plus évolués que nous dans l’art de la guerre et leurs arcs bien plus puissants que les nôtres…
Avant chaque bataille rangée, les deux armées se faisant face, les archers anglais avaient donc pour coutume d’exhiber fièrement leur majeur et leur index histoire de narguer l’ennemi. D’ailleurs, les Anglais ont, encore aujourd’hui, gardé cette tradition et expriment leur colère avec ces deux doigts – comme Winston Churchill sur la photo ci-contre!


Cette histoire, bien sûr, n’est qu’une légende dont la véracité est très difficile à prouver… D’autres explications à ce fameux doigt d’honneur peuvent prendre source au coeur de la Rome antique. Ce geste obscène est alors appelé digitus impudicus (même ceux qui ne parlent pas le latin comprendront, je pense…), utilisé, au choix, pour insulter son ennemi ou éloigner les mauvais esprits. On trouve d’ailleurs la trace de ce digitus impudicus dans une des comédies les plus célèbres d’Aristophane, Les Nuées, écrite en 423 avant Jésus-Christ dans laquelle le hérosStrépsiade assimile son majeur tendu à son pénis.


L’Histoire regorge d’ailleurs d’anecdotes liées à ce fameux doigt d’honneur… Ainsi Caligula, cet empereur romain sanguinaire un peu fou sur les bords, aurait un jour exigé des sénateurs qu’ils s’agenouillent et baisent son majeur… Une mise en scène qui en dit long sur les rapports entre le Sénat et l’Empereur!
Quelques siècles plus tôt, c’est Diogène, ce philosophe grec qui se plaisait, dit-on, à vivre dans un tonneau et à mépriser ses concitoyens, qui aurait un jour brandi son majeur face à Démosthène, ce célèbre orateur et homme politique qui s’opposa à Philippe II de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand.
Bref, vous l’aurez compris, l’origine du doigt d’honneur est très, très ancienne: honorez vos ancêtres, tendez vos majeurs!
Un dernier petit conseil pour la route: évitez de faire du stop durant vos futures vacances en Afghanistan ou en Iran! Le pouce levé est là-bas synonyme de doigts d’honneur et il n’est pas sûr que les Afghans comprennent votre spécificité culturelle…
Etaletaculture 
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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cet article n’est pas consacré à Louis XVI! Le dernier Roi de France, c’est bien Louis-Philippe Ier, couronné à l’issue des Trois Glorieuses, nom donné à la Révolution des 27,28 et 29 Juillet 1830.
Le règne de Louis-Philippe Ier, de 1830 à 1848, est plus connu sous le nom de Monarchie de Juillet qui succède au règne de Charles X.
Le chef du gouvernement, l’impopulaire Guizot, est responsable malgré lui de la chute de la monarchie. Ultraconservateur, il s’obstine à refuser les mesures sociales et électorales réclamées dans le pays.
Ses nombreux détracteurs s’organisent: en été 1847, ils lancent la campagne des Banquets, durant laquelle une petite centaine de conférences sont organisées sur l’ensemble du territoire français, auxquelles participent presque 20.000 personnes!
En février 1848, Guizot veut mettre un terme à cette campagne de dénigrement de sa politique: le bras de fer commence!
Le 22 février 1848, une foule compacte de plusieurs dizaines de milliers de parisiens se rassemblent spontanément dans la capitale. « A bas Guizot! » est leur cri de ralliement.
Pour le moment, la foule n’est pas encore trop agressive. Elle se contente de dresser quelques barricades, le tout dans une ambiance festive digne d’une grande kermesse estivale…
Mais l’irréparable se produit… Le 23 février, Boulevard des Capucines, le sergent Giacomoni, dans un excès de zèle, tire un coup de feu sur les manifestants. C’est l’étincelle attendue pour mettre le feu aux poudres et le début d’une émeute sanglante…
Dès le lendemain, la garde royale, au lieu de réprimer la révolution, fraternise avec les manifestants. Se rappelant le sort funeste de son illustre cousin Louis XVI, Louis-Philippe Ier préfère abdiquer sans tarder et prend la fuite piteusement.

Le changement de régime est rapide: le jour-même de l’abdication du roi est proclamée la deuxième République. Pour le meilleur, mais surtout pour le pire…
– Pour le pire? Pourtant, c’est vachement bien, la République, non?
– Sur le papier, peut-être! Mais la deuxième République se pose en indigne héritière de l’Ancien Régime. Le sang n’a pas fini de couler en France…
– Ah ouais? Super! Dites-nous en plus!
– Je préfère entretenir le suspense, Kevin! La suite au prochain numéro!
L’Info du Jour qui te permet de briller en société
Louis-Philippe Ier abdique le 24 février 1848 et s’exile en Angleterre sous le pseudo de Mr. Smith. Il meurt deux ans plus tard.
Au moment de son abdication, il désigne son petit-fils, Louis-Philippe II, comme son héritier! Il s’en faut de peu pour que l’Assemblée Nationale accepte ce nouveau roi… Mais elle préfère suivre l’opinion publique et proclamée la deuxième République. La monarchie est définitivement morte.
La deuxième Info du Jour qui te permet de briller en société
En fait, Louis-Philippe Ier n’est pas vraiment le roi de France, mais le roi des Français. La différence est subtile: il est un chef politique et non pas un Monarque tout-puissant comme ses illustres prédécesseurs…
Un seul autre roi a porté ce titre de roi des Français: Louis XVI, entre 1791 et 1792 qui perd son titre de roi de France et de Navarre avant de se faire couper la tête…
Etaletaculture 

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Vous savez, la Bible, c’est ce gros bouquin plein de poussière qui traîne dans un coin de votre appartement. Quand on l’ouvre, on se rend compte qu’elle a influencé énormément notre culture et notre vocabulaire. Vous en voulez une preuve? Vous êtes tombés au bon endroit!

1- Pleurer comme une Madeleine. Non, non et non, cette expression n’a rien à voir avec la madeleine de Proust! Et sérieusement, quelqu’un d’entre vous a-t-il déjà vu un gâteau pleurer? En fait, l’expression vient de Marie Madeleine, une femme importante dans la vie de Jésus. Elle pleure énormément après la crucifixion du Christ… Mais après sa résurrection, Jésus se révèle à elle et lui dit: « Ne pleure pas! »
2- S’en laver les mains. Pilate, le procurateur romain de Judée, tente de sauver la vie de Jésus, condamné à mort par le tribunal religieux. Mais devant l’insistance des Juifs, il ne peut que se résoudre à appliquer la sentence de mort… après s’être lavé les mains consciencieusement.
3- Etre pris la main dans le plat. Lors de son dernier repas, Jésus annonce que l’heure de la trahison a sonné! Mais qui est donc ce fameux traître, demande ses disciples ? « Celui qui a la main dans le plat en même temps que moi, c’est lui qui me livre! » s’exclame Jésus. Forcément, ce pauvre Judas se sent légèrement ciblé…
4- Etre pauvre comme Job. Ah! Job! En voilà un qui n’a pas eu la vie facile! À la base, Job est un homme très riche et très pieux. Ça énerve Satan qui lance un pari à Dieu: « Eh! God! Je te parie que si je lui retire toutes ses richesses, que je bute toute sa famille et que je lui donne une maladie horrible, il te reniera! » Dieu accepte le pari, et notre pauvre Job se retrouve accablé de tous les maux… Mais, au terme d’un long dialogue avec trois amis, il ne reniera jamais Dieu qui le félicite et lui rend toutes ses richesses. Dieu 1 – Satan 0
5- Onanisme. Bon, OK, ce n’est pas vraiment une expression mais ça parle de cul, du coup je suis sûr que vous me pardonnerez ;) . L’onanisme, terme désignant la masturbation, vient d’Onan, un personnage biblique qui, contrairement à la tradition, refuse de faire un enfant à Tamar, la femme de son défunt frère. Il lui fait quand même l’amour, mais se retire avant de jouir et « souille la terre de sa semence ». Du retrait à la masturbation, il n’y a qu’un pas que la langue française a franchi!
6- Etre le benjamin de la famille. Bon, comme vous le savez, être le benjamin, c’est être le dernier enfant de la famille. Mais qui donc est ce Benjamin? C’est tout simplement le douzième et dernier fils de Jacob. Ces 12 fils qui deviendront plus tard les 12 tribus d’Israël…
7- Qui va à la chasse perd sa place. Euh… Oui, je sais, la dernière fois que vous avez entendu cette expression, vous étiez en maternelle… Mais qu’importe! Jacob, dont on vient de parler, avait un frère jumeau nommé Esaü. Leur père Isaac, sentant la mort venir, souhaite donner la bénédiction rituelle à Esaü. Pour fêter ça, il lui demande d’aller chasser pour préparer un festin.

Profitant de la cécité d’Isaac, Jacob se fait passer pour son frère et reçoit la bénédiction à sa place. Et ouais, Esaü! Qui va à la chasse perd sa place!
8- Etre changé en statue de sel. La ville de Sodome est une honte pour Dieu! Il s’y pratique des choses bien peu catholiques (dont la pratique de la sodomie… tiens, encore un terme tiré de la Bible). Dieu décide donc de la détruire. Loth, sa femme et ses deux filles sont prévenus et quittent la ville sans perdre de temps. Mais ils sont avertis: si jamais ils se retournent dans leur fuite, ils seront transformés en statue de sel. Bien sûr, la femme de Loth ne peut résister à la tentation et se retourne… On peut remarquer que c’est toujours les femmes qui font les conneries dans la Bible! (Mais non, Ève, ne te sens surtout pas viser).
9- Etre vieux comme Mathusalem. Dans l’Ancien Testament, la longévité des hommes (notamment avant le fameux Déluge) est tout simplement hallucinante. Le record est détenu par Mathusalem, qui meurt à l’âge de… 969 ans! :shock:
10-Passer par le chemin de Damas. OK, je vous l’accorde, cette expression est peu connue mais elle existe néanmoins. Elle est employée pour désigner le changement de point de vue de quelqu’un. Son origine est liée à Paul de Tarse qui, dans la première partie de sa vie, est persécuteur des Chrétiens, pensant que cette « secte » souillait le judaïsme pur. Mais sur le chemin de Damas, Jésus lui apparaît et lui dit: « je suis Jésus que tu persécutes! » Il n’en faudra pas plus à Paul pour changer son fusil d’épaule et devenir un des plus grands apôtres évangélistes…
Bien sûr, il existe des dizaines d’autres expressions qui ont leur origine dans la Bible. Si vous en connaissez d’autres, les commentaires sont là pour ça!
Etaletaculture 
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Si, vous aussi, vous en avez marre d’entendre les termes de consul, tribun, édile, censeur, prêteur (et j’en passe!) à chaque fois que vous regardez le moindre petit peplum à la télé, cet article est fait pour vous !


Rome est une monarchie jusqu’à ce que l’un des Rois de Rome, Tarquin le Superbe, se fasse chasser par la population par son comportement considéré comme trop tyrannique.
C’est ainsi que naît la République romaine, en 509 avant Jésus-Christ. Elle hérite des institutions de la période monarchique:
  • le Sénat romain, ou assemblée des Anciens;
  • les comices, ou assemblées populaires;
  • les différents collèges sacerdotaux, chargés des culte religieux.
Certes, il n’y a plus de Roi. Cependant, l’Imperium, ou pouvoir royal suprême, subsiste. Ce pouvoir est en réalité l’expression de la volonté des Dieux. La légitimation du pouvoir par la religion ne date donc pas de Clovis, loin de là!
L’Imperium, transmis de magistrats en magistrats, apporte la garantie de la continuité de la ville: il sera le principe fondamental de l’organisation de la République pendant les siècles à venir.
Faisons maintenant un petit tour d’horizon des différentes strates de la République romaine:
  • Les édiles: ils gèrent les jeux et font également office de police durant les marchés.
  • Les Tribuns de la Plèbe: au nombre de deux, ils sont élus parmi les citoyens « lambda », ils sont la garantie théorique que le peuple tient une part importante dans la gestion de la République.
– Et c’est quoi, la plèbe?
– La plèbe, c’est le populus, c’est-dire l’ensemble du peuple romain (du moins les citoyens – et l’accession à la citoyenneté est difficile!) à l’exception des patriciens (qui sont quant à eux les citoyens « supérieurs »).
Les Ediles et les Tribuns sont élus par les comices tributes.
  • Les Questeurs: ils sont les gardiens du Trésor public. Les comptables de la cité, quoi.
  • Les Prêteurs: Eux, ce sont les juges, mais pas seulement! Ils sont également suppléants aux Consuls.
  • Les Censeurs: Au nombre de deux, ils s’occupent du recensement de la population et surveillent les moeurs de la cité. Les « WatchMen » de l’époque, en quelque sorte. Leur rôle est primordial puisque ce sont eux qui choisisent également les sénateurs.
  • Les Consuls: Au nombre de deux également, ce sont eux les possesseurs du fameux imperium dont on parlait plus haut. L’accord des deux est nécessaire pour chaque prise de décision. Depuis la loi de Sylla, il faut un délai de 10 ans entre 2 mandats de consuls. Mais il y a eu de nombreuses dérogations à cette loi…
  • Les Sénateurs: Au nombre de 300. Ce sont tous d’anciens magistrats Ils sont, pour Cicéron,« les tuteurs, les défenseurs et les protecteurs de la République ».
Nous n’avons pas encore parlé d’une des règles fondamentales du fonctionnement de la République: la nomination d’un… dictateur!
– Un dictateur nommé au sein d’une République??? C’est débile, ce truc!
– Non, Kevin, ce n’est pas si « débile » que ça, comme tu dis. Attends un peu d’en savoir plus avant d’être si catégorique!
Aussi surprenant que cela puisse paraître, donc, en cas de guerre ou de crise grave, l’Imperium est donné pour 6 mois par les Consuls à un Dictateur. Cette règle est au fond assez logique: les Romains considérent que mener un conflit ne peut se faire que par un seul homme qui possède toutes les prérogatives. Une fois le conflit terminé, par contre, tout rentre dans l’ordre des choses et l’Imperium est redonné aux deux Consuls.
Pour être totalement exhaustif, on peut également nommer la fonction de Maître de Cavaleriequi est tout simplement l’adjoint d’un dictateur.
Le but final de cette organisation, éviter la tyrannie, n’a pas fonctionné. L’accord conclu entre Jules César, Pompée et Crassus (le premier triumvirat de -60) est contre-nature et sonne le glas de la République.
Quelques années plus tard, Jules César se fera nommer dictateur… mais fera prolonger son mandat de 6 mois à 10 ans puis de 10 ans à… à vie!


C’est dans ce contexte que Jules César se fera assassiner (« Tu quoque, mi filii! ») par les Républicains. Mais cet assassinat ne sert pas à grand chose: l’Empire est en marche et Octave, son petit neveu, se proclamera bientôt premier Empereur sous le nom d’Auguste.
Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain (le pauvre, ce serait dommage pour lui): la République romaine a tout de même survécu pendant près d’un demi millénaire!
Rares sont les systèmes politiques à pouvoir en dire autant. Notre démocratie moderne, en tout cas, est loin d’avoir cet âge canonique!
Maintenant que vous savez tout ça, vous ne regarderez plus jamais un peplum de la même façon!
L’Info du Jour qui te permet de briller en société
Tarquin le Superbe, dont on a parlé au début de cet article, était le fils de Tarquin l’Ancien. Jusque là, il n’y a pas vraiment de scoop… Mais saviez-vous que celui-ci était un émigré étrusque qui s’est installé à Rome et qui, grâce à sa grande richesse et à d’habiles manœuvres politiques, a réussi à devenir roi de Rome?
Il est à l’origine de la fusion des civilisations étrusque et latine. Preuve que l’intelligence diplomatique n’est pas héréditaire: son fils sera un tyran sans cervelle qui se fera chassé du pouvoir par le Peuple…
Par contre, pour replacer une info pareille en société, vous allez sûrement en baver… Je vous laisse vous débrouiller!
Etaletaculture 

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